Pandore Maroc - Guide et critique gastronomique des restaurants du Maroc


ACCUEIL


ESCAPADES
GOURMANDES
À

RABAT
CASABLANCA
- MOHAMMEDIA
- BENSLIMANE
MARRAKECH
TANGER
Pandore - Guide gastronomique au Maroc- ASILAH
Pandore - Guide gastronomique au Maroc- TÉTOUAN
AGADIR
FÈS / MEKNES
ESSAOUIRA
OUARZAZATE

MES 3 ADRESSES PRÉFÉRÉES

ÉVÉNEMENTS - MONDANITÉS


COURRIERS
DES LECTEURS


COUPS DE CŒUR ET COUPS DE GUEULE !

ENVOYEZ CE SITE A UN AMI

ABONNEMENT GRATUIT AU JOURNAL

PUBLICITÉ

CONTACT


 

 

TANGER / TÉTOUAN / ASILAH

Escapades gourmandes à
Tétouan et Asilah en bas de page


Essaouira - Pandore Gastronome
À la croisée des chemins, comme un trait d’union entre la vieille Europe et le continent africain, loin des clichés colportés ...
Tanger perd bien un “chouia" de son identité ces temps-ci (grands immeubles), mais il faut vivre avec son temps, me direz-vous ...
Côté restauration, plutôt Pépère, quelques nouveautés ou effets d’annonce, rien de bien concluant sous le soleil de la Capitale du Nord,
affaire à suivre, donc ...

Plan de Tanger (Google Map)
Nos Annuaires des restaurants de : Tanger et Tétouan
sont en bas de page

Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
ESCAPADES GOURMANDES À TANGER

LE 15 JUILLET 2010...

Hôtel Andalucia, Restaurant le Bistrot - Cheffe de cuisine Mlle Hind
Je me faisais une joie de retrouver  Bayada  en qualité de Directeur Général de cet hôtel dont il avait assuré la finalisation, le démarrage... et puis «plaf»  on m’annonce dernièrement que le DG avait déjà changé !  
Rayon restauration à  la limite, on avait tout de suite deviné que ce serait flottant  pour cause d’ouverture récente (une jeune femme  Chef de Cuisine Mlle Hind en provenance  d’un restaurant en Espagne à Marbella qui tentait de sauver les casseroles). Un Chef exécutif vieillissant nous arrivant de la Capitale du Sud. Et rien qu'à voir arriver l'assiette d’une banalité déconcertante,  des produits convenus, usés comme si le disque était rayé ! la messe était dite. Une salade mille feuille  avec ses abonnés absents (mozzarella atone, tomates déconfites) par-dessus un gros nappage de sauce blanche. Un autre curieux foie gras en terrine et «mi cuit»  quasiment copié collé, pas fameux non plus, plat en bouche...  Un carré d’agneau ma foi  correct et copieux, une poêlée de foie gras bien saisi ni trop, ni trop peu... sauvaient ce diner ! les moelleux au chocolat n’ayant pas résisté à la débandade. Cela dit, à l'heure du Diner prolongé façon Tangérois (23 heures ouf), on avait ­semble-t-il faim. On a tout  boulotté. Constat pas glorieux (pour Pandore) !
Comptez 350/450 Dh par personne  
Boubana

LE 15 JUIN 2010...

EL PESCADOR
Direction Alain et Alexandra Léonetti
Confié en gestion par Kim, le propriétaire, à un jeune cadre dynamique bien connu à Tanger et son épouse Sandra, sûre d’elle et verbe haut, le Pescador est à classer désormais dans les bars à tapas. Résultat : bof ! Une bouteille de vin banc, cinq ou six tapas microscopiques : la demie ration de tortillas 25 Dh (aïe, aïe, ce ne sont jamais que des pommes de terre), la demie ration de salade russe 25 Dh (bouh, servie avec une décontraction déconcertante). Résultat : 600 Dh à la louche. Kim aurait mieux fait de rester aux fourneaux, c’était une de mes tables préférées de Tanger. Messieurs les gastronomes, on oublie donc pour le moment cette adresse !
Réservations : 0539 945 625

LA FABRIQUE
Cheffe de cuisine : Christine Samet
Tombé du ciel ! Voilà notre petit dernier radieux qui déroule son bon vouloir à deux doigts du Centre Artisanal et du Club de Tennis ! Cette adresse respecte à la lettre certains commandements de la profession dont un décor simple, brut de décoffrage, bidouillé “maison” (le bémol de taille : une acoustique catastrophique à vous faire tomber le sonotone dans l’assiette). Des assiettes qui filent à l’essentiel, des produits locaux évidemment, mais de bonnes provenances, délivrés dans leurs vérités … Une cuisine cornaquée par une jeune cheffe, Christine (38 ans) qui auparavant a été auteur puis responsable de guides touristiques (Petit Futé Marseille, Paris Spectacle, Guide du Golf... - 1997-2000) - on peut penser donc qu’elle connaît la musique, un mari rougissant et souriant, presque un jeune communiant … en salle (tiens, ça ne vous rappelle rien comme formatage ? La maison du gourmet Casablanca et O Saveurs Tanger ?). …

La Fabrique - restaurant Tanger
Christine Samet, cheffe de cuisine.

Une carte aux accents alsaciens dont une fabuleuse tarte aux oignons, des œufs en meurette à la bourguignonne, des escargots savoureux ... Tâtez de la souris d’agneau parfaitement confite, ne zappez surtout pas la daube de bœuf nîmoise (une pure merveille). Goûtez les “spatzzle”, des pâtes alsaciennes faites maison …
Presque le bonheur (à l’épreuve du temps, pourvu que ça dûre !) et après, on nous dira que Tanger ne bouge pas ?
Comptez 300 / 400 Dh à la carte par personne, et formule déjeuner à 140 Dh …
Rue d’ Angleterre, Tanger - 0 539 374 057

LE 15 MAI 2010

Que devient donc le restaurant du Yacht Club au port de Tanger ? Fermé depuis deux ou trois mois ! Alors que nous sommes à quelques semaines de la saison d’été. Encore des bisbilles entre sociétaires ou un gérant qui lève le camp ? À deux doigts de la saison d’été … Chouma !

LE 1er AVRIL 2010

L’ADRESSE
Autre restaurant intimiste, tendance, de la capitale du Nord dont je vous ai entretenu à l’ouverture. Quelques remises à plat ont dû être moulinées au programme, le bateau gigote un peu moins, le propriétaire marocain campe en salle, le directeur de salle est plus à surveiller le mitron en cuisine et vogue la galère ! Une belle clientèle “chic et choc” le soir où j’y suis allé, alors que nous étions en début de semaine … Un foie gras de bonne qualité, un filet de bœuf poêlé correct et servi chaud ainsi que la garniture. Le verre de Siroua (excellent comme d’habitude) facturé tout de même vaillamment 80 Dh (ouf). Mais déjà un petit bémol au grand plaisir de la concurrence tangéroise, car trois jours après mon passage, j’appris que le chef de cuisine, le directeur de salle et le responsable de la sécurité (tous français) avaient été remerciés (trop chers) par le propriétaire possédant aussi une affaire à Paris. Nouvel avis de coup de vent donc en perspective …
Comptez 300 / 400 Dh par personne
Route de Tanjabalia, Tanger - 0 539 301 672

LE PAPILLON BLEU
Nouveauté et cuisine belge … à Tanger ! Pincez-moi, je rêve ! Et nous voilà avec une brasserie belge dans le paysage de la capitale du Nord (située dans le cadre de la Rose Bleue, en lieu et place du restaurant tenu par Frank, l’année dernière). Quand je vous dis que ça bouge dans les marmites ! Des croquettes de fromage panées, curieuses, pas mal du tout, pour suivre un navarin d’agneau plutôt raté et une carbonade (spécialité du plat pays comme il se doit) excellente, pas loin du tajine (!). Des crêpes Suzette qui n’en avaient que le nom mais … pas mauvaises, somme toute. Un service correct !
Encore faut-il que le nouveau gérant tienne le choc face au propriétaire ? Qui n’en est pas à sa première rodomontade ! Affaire à suivre donc …
Comptez 200 / 300 Dh par personne
Route de Boubana, Tanger

LE 15 MARS 2010

TANGER SUBIT LA TENDANCE
Ainsi va Tanger : voici venue ici aussi, une mode qui se confirme ici et là. Voici venu le temps des petits formats, ceux que l'on baptise à dessein les “bons p'tits restaurants”, comme si les réduire à des dimensions lilliputiennes allait nous les rendre plus familiers, plus intimes, plus proches ... C'est vrai que, dans ce genre de format, il est difficile de s'esquiver pour un “loufiat”, ou de prendre la tangente pour un maître d’hôtel. Qui plus est, dans les petits restaurants, les chefs sont souvent là (incroyable). Il y a comme une vérité première : c'est sans doute pour cela que j’aime ces adresses confidentielles.

LE SAN REMO
Je vous en parle régulièrement, c’est presque toujours sans surprise. La patronne a un peu tapé les prix dernièrement, mais on s’en tire généralement avec les honneurs de la guerre ! Et votre banquier ne vous court pas après le lundi suivant ! Dernièrement en entrée : des crustacés, genre grosses palourdes, servis chauds, délicatement préparés avec une pointe d’ail et du persil - le bonheur. Pour suivre, des filets de dorade grillés (presque régime !) et en bouquet final, le gâteau au chocolat “vraiment maison” (? - pas du tout régime) tranché généreusement, à damner le diable … je craque à chaque fois !!!
Comptez 300 / 400 Dh par personne
15 rue Ahmed Chaouki - 0 539 938 451

LES PASSAGERS DE TANGER
Trou d’air pour ce restaurant sympa … On y va finalement en été, surtout pour la vue sur la place du Grand Socco et son animation formidable, installé sur la terrasse en plein air … Pour le reste, bof ! Un foie gras dernièrement coupé en tranches extra fines ?? presque au rasoir, un poivron mariné sans âme, un magret trop cuit avec une garniture indigente, une “lentille saucisse” - traduction : des lentilles et UNE saucisse … Et Lola, la chienne de la maison, qui n’était pas là ce soir-là pour jouer les pompiers et les relations publiques ! Dommage … Un seul être vous manque etc etc ...
Comptez 300 / 400 Dh par personne
Place du Grand Socco - 0 619 000 250

RESTAURANT 017
Pas de pot … j’y étais retourné il y a quelques mois et cette table pas extraordinaire à l’ouverture avait bien remonté la pente ! Ils viennent de mettre la clé sous la porte. Espérons que ce n’est que pour la saison d’hiver ??? Dommage en tous les cas, voici ici l’illustration de mes craintes pour notre boulot de restaurateur : le mélange des genres entre “bar d’ambiance” et “restauration pure” … Au final, le client ne sait plus très bien s’il vient dîner ou boire un verre ?
Rue de Fès

N’oubliez pas dans les restaurants “intimistes” : Luigi, place Iberia, et Anna E Paolo. Je m’en suis fait l’écho dernièrement.

LE 1ER MARS 2010

C’EST NOUVEAU ET C’EST À TETOUAN !!!! QUI L’EUT CRU …
Hôtel-Restaurant Blanco Riad. Encore une nouvelle adresse, j’ai dans l’idée que Tétouan et Tanger vont désormais se faire une concurrence féroce … Cuisine décoiffante nous dit-on, fusion bien comprise de nos cultures gastronomiques marocaines et méditerranéenne ! Riad laissé dans son jus, chambres et suites … Affaire à suivre donc !
25, rue Zawiya Kadiria - Tétouan - 0 539 704 202

15 FEVRIER 2010

NORD PINUS À TANGER
La maison d’hôtes Nord Pinus, visiblement, s’est adjointe une pointure coté attaché(e) de presse : article dans Le Figaro cet été, beaux tirs groupés dans la presse marocaine … Alléché, excité même puisque l’on nous vante l’endroit comme étant le top tangérois actuel ! Une visite s’imposait.
Réservation obligatoire pour cause de restaurant complet, nous assène t-on : arrivée dans une salle quasiment vide et tristounette malgré une décoration recherchée, il est vrai. Déception. 7 couverts, une table de citoyens allemands … Pas de carte, pas de menu affiché, pas de prix donc - of course ! La bouteille de rosé vaillamment défendue (Gazelle de Mogador) autour de 280 Dh. Levée de table et sortie prompte dans la série “retraite de Russie”.
Relevé in extremis sur le porte-menu non éclairé planté à côté de la porte d’entrée, l’offre déjeuner, composée d’un assortiment de salades marocaines, des sardines charmoula - ben voyons, orange à la cannelle : 200 Dh, ail ail ail … Tanger-paillettes, puisque tu nous tiens, désormais !
Rue Riad Sultan - 0 661 228 140

1er FEVRIER 2010

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT MALABATA ET LE MOEVENPIK !
Cette unité devait être la fierté de la pointe Malabata et le signe fort d’un réinvestissement clair dans cette bataille engagée vers une hôtellerie de qualité, dans une hôtellerie tournée vers le maritime ! Et puis “plouf “, encore un essai manqué, le dernier directeur français vient de quitter le navire, remplacé aux dernières nouvelles par un citoyen de Sa Gracieuse Majesté … Le département commercial est aux abonnés absent ! La restauration n’en finit plus de nous désespérer (voir mon dernier article sur le dîner de Nouvel An au Matisse). Et aux dires de Pandores bis … le service en chambre laisserait aussi à désirer … Baleine sous le cailloux !
Alors que se passe t-il dans ce bel établissement avec vue imprenable sur la baie de Tanger, avec ce casino qui, semble t-il, tourne bien … Ici comme ailleurs, doit-on le rappeler, le rabâcher et resservir la même rengaine … Il n’y a pas d’hôtellerie et de restauration sans vrais professionnels rôdés, connaissant les pratiques, les mœurs, les habitudes du Maroc !
Allez zou … Je vous ressers le même plat que dans de précédents papiers … Quand se décidera t-on à privilégier une embauche locale ? Sommes-nous à ce point aussi pauvres en cadres nationaux,, qu’ils nous faille constamment aller chercher au diable vauvert, aux Bahamas et plus loin encore, des cadres pour diriger nos “cantines” !!! Mieux, pourquoi ne ferions-nous pas comme nos amis égyptiens qui pratiquent comme suit : un appel d’offre sur le marché local de la main d’œuvre, ouvert pendant une durée de 3 ou 6 mois, avec un cahier des charges bien précis, un parcours professionnel bien détaillé … Au-delà de ce laps de temps, si aucun national n’a soumis sa candidature … l’hôtel peut faire appel à un étranger !
Ne serait-ce pas aussi une bonne solution pour nous au Maroc ? Si elle est validée par un pays dont le tourisme est aussi une des premières entrées de devises ?

Côté restauration, à Tanger, les anciens aussi commencent à ne plus savoir ou donner du rond de serviette ! Des nouveautés à la pelle, du bon du moins bon, du Foudinge et du Drinquinge , du Laouunge, de l'Afteur, et puis une ou deux tables qui, ma foi, se défendent fort bien et pourraient prétendre à quelques distinctions nationales ! Je veux parler de O Saveurs, quartier Californie, avec une chef(fe) de cuisine, Julie, qui creuse son trou férocement sans faire de vagues ! El Pescador avec un chef de cuisine franco-tunisien, dans un registre épuré et une cuisine tendance ... Et puis dernièrement, ouverture en basse saison de L’Adresse, situé au-dessus de la nouvelle gare ONCF dans une villa patricienne (quelques gros règlages à prévoir avec un chef de cuisine français, évidemment, ce qui n'empêche pas lesdits règlages !).
Et après les mauvaises langues vous diront que Tanger s'endore sur ses lauriers !!! Une preuve de plus : l’ouverture prochaine de La Fabrique, rue d’Angleterre !

15 JANVIER 2010

Même en hiver, Tanger, la capitale du détroit, vit et pétille !
Avis aux mauvaises langues ?

L’ADRESSE
Derrière la nouvelle gare ONCF. Il y a des moments où l’on trouve que la réalité lanterne, que les nouveautés ne jouent pas le jeu, que la table ne tourne pas rond … Dans une belle villa patricienne, ancienne propriété d’une grande famille tangéroise, peste ! Jour d’ouverture en basse saison, à la mi-décembre 2009 … Belle constance pour un propriétaire français possédant restaurant à Paris nous dit-on … La villa en question, connue de la gentry, a été rénovée avec goût : belle découpe des baies vitrées, jardin minimaliste, plan d’eau japonisant, éclairage extérieur, et tempête de pluie et de vent ce soir-là ! Sécurité à “volo”, belle distribution des volumes intérieurs, grande tenture en chantung de soie mauve du plus bel effet … et climatisation sur position “congélation”, résultat, un froid de canard en salle, des fenêtres qui ne fermaient pas, des courants d’air dignes du pôle nord ! Dommage … Belle carte avec quelques trouvailles ! Personnel en salle, pléthorique, comme souvent en période d’ouverture ! Côté cuisine … quelques gros réglages à prévoir ! Une heure et quart pour se voir délivrer un foie gras vraiment “maison” et des calamars dits “des iles”?, sans charme, servis froids, sauce certainement élaborée avec de la maïzena ! Pour suivre, un pot au feu de bonne facture, servi dans une cocotte en fonte, un filet de bœuf à la couleur demandée mais délivré dans une assiette froide avec des légumes froids ? Pincez-moi, je rêve ! Un chef français, évidemment, nous distille t-on lorsque j’eus le malheur d’émettre quelques réserves au directeur de salle (professionnel et charmant somme toute) … Perplexité et décor contemporain … Donc, après les réglages de service et autres remises en cause, j’y retournerai, c’est sûr !
Comptez 300 / 400 Dh par personne
Villa Salsabill, rue Bellavista -

LE MIRAGE
Au propre et au figuré ! Parler restaurant de luxe en ce moment revient à mettre de la feutrine sur un marteau avant d’enfoncer le clou ! Scènes iconoclastes, un week-end prolongé, une salle à moitié vide ? Pincez-moi, je cauchemarde ! Voilà une adresse que l’on vous balance comme valeureuse mais pas forcément brillante ! Il y a bien un public pour ce type d’abstraction Pi Poule faite pour épater le badaud … Il y a toujours cette vue, évidemment, sur la mer. Mais l’atterrissage est souvent compliqué, avec un service toujours aussi surfait et de vieux serveurs qui se crêpent le chignon en pleine salle. Un banal hors d’œuvre dit “du Mirage”, 150 Dh, des escalopines d’espadon à 180 Dh (ça nous place cher le kg d’espadon, qui n’est quand même pas le “bestiau” le plus dispendieux chez le poissonnier du coin !). Avec le café et une demie de vin : 500 Dh tout de même …
Cap Spartel - 0 539 333 331

LA PAGODE
C’est régulièrement complet, le patron prend généralement les commandes et assure le relais avec la cuisine. Pas de prise de tête ici non plus, ça roule bien et encore mieux dans l’assiette ! Toujours ma salade vietnamienne avec crevettes fraîches à profusion (on ne change pas un cheval qui gagne !), des nems toujours croustillantes. Pour suivre, une excellente viande en fines lamelles avec des champignons noirs … et un canard laqué bien droit dans ses bottes ! Des desserts facturés autour de 25 / 30 Dh !!! Inutile d’aller chercher “midi à quatorze heures” !
Comptez 200 / 250 Dh par personne
Rue de Bagdad - 0 539 938 086

EL PESCADOR
Le patron est toujours fidèle (un chouia grognon) aux commandes, et la patronne derrière le comptoir, à surveiller les opérations. Voilà une maison “ripolinée”, nette et sans bavure … Goûtez la lotte aux olives, une pure merveille nette et debout dans sa fraîcheur, et voyez un des rares restaurateurs sur Tanger à avoir proposé un menu de réveillon à 380 Dh plus le vin … Une table vraiment méritante ! Un couple de restaurateurs dans une émotion qualitative et sûr de son savoir-faire ! Avec une cuisine non déstructurée, bienveillante, au plus prêt du produit … Ça existe, c’est à Tanger ... encore une nouvelle fois …
Comptez 300 / 400 Dh par personne
5, avenue Allal Ben Abdallah - 0 539 945 625

LE MATISSE
Le flop du Nouvel An, rayon gastronomie ! Une salle de jeux bien remplie, une belle ambiance avec un orchestre de qualité, mais, cette année, une table plus que quelconque, un menu à 700 Dh n’incluant pas le vin (une coupe de champagne offerte aux douze coups de minuit - en était ce ? - J’en doute fort, plutôt une daube sans nom !) … Amuse bouche (en fait une huître), une entrée microscopique dénommée pompeusement “salade de crevettes royales à la chair de crabe et avocats” (en fait une crevette grise, une couche de chair de crabe en conserve - bof houp gloup), un tournedos plus ou moins Rossini servi trop cuit et quelques légumes froids, 3 bouchées chocolatées en forme de dessert et pas de café !
Un des serveurs de notre rang complètement “hystérique ou saoul”, du vin blanc pétillant renversé sur un des convives m’accompagnant ! Allez zou, c’est Nouvel An, on pardonne tout, paraît-il …
Hôtel Moevenpick - 0 539 329 933

LE PAPILLON BLEU
Dans le cadre de la Rose Bleue, à Boubana, réouverture - en vol plané - du restaurant sous l’enseigne du “Papillon Bleu”, cuisine dans le genre brasserie belge ? Why not, affaire à suivre ! On regrettera tout de même le précédent gérant français spécialisé dans la viande … et quelle viande !

Ouverture prochaine à Boubana, à coté du Golf Royal, de l’Andalucia Hôtel, 5 étoiles, un nouvel établissement qui offrira chambres et suites de qualité, enfin !

1er JANVIER 2010

PANDORE VOUS ADRESSE SES MEILLEURS VŒUX GOURMANDS

La nouveauté, quel cirque et quel sport ! Qu’est-ce que nos chefs vont bien pouvoir nous pondre à cette occasion ou tout au long de 2010 ?… Et on est là, en train de se demander ce que l’on a fait à son Jnoune préféré ! Réponse : rien ! Le monde de la restauration est cruel et souvent inexplicable.
Allez savoir pourquoi certaines adresses banales et gentiment nulles sont pleines de monde et d'autres, valeureuses, galèrent dans la bonté et la qualité. Pas de morale dans cet univers … Mais quel bonheur tout de même de constater ce bouillonnement, cette foultitude d’adresses (comme diraient nos meilleurs Bobos de service) … Çà bouge à tous les étages, des adresses à petits prix relevées tout au long de l’année (il était temps), des tables bourgeoises présentant des additions enfin correctes (ça réchauffe le cœur, le portefeuille et le banquier) et quelques tables qui sortent du lot, détaillées dans mon classement des trois meilleures tables ou méritantes de fin d’année ! Tanger, Casablanca, Marrakech ! Les dites tables, pas seulement pour le niveau singulier de leur gastronomie, mais aussi parce qu’elles prouvent qu’on peut faire avec des produits locaux, sans être obligé de servir du caviar ou autres ortolans pour se distinguer du lot !
Allez zou … Bonne Année 2010 !

15 DÉCEMBRE 2009

Un nouveau restaurant en cours d’ouverture (prévue vers le 15 décembre), secteur nouvelle gare ONCF : L’ Adresse - restaurant lounge.
Affaire à suivre !

1 NOVEMBRE 2009

L’AFRICAIN *
Ouvert juste avant le festival de l’ Été Tangérois, dans la série “des pommes, des poires et des scoubidous”. Bof ! Le soufflé aurait pu prendre, l’endroit est tout empreint de nostalgie d’un Tanger qui nous file entre les pattes, avec un grand arbre au milieu de la place, quelques tables ou l’on peut prendre l‘apéro’, un empilement de salles exigües avec escalier abrupt, une vraie carte postale façon Pagnol.
Pour le reste, eh bien ? Copie à revoir, il y a pourtant de la bonne volonté … Il y a pourtant de la recherche ... Même si on n’aime pas au niveau de la vaisselle beldi Bobo, et puis, enfer et damnation, que sommes-nous allés faire dans cette galère ? Des calamars insipides qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, un pâle gaspacho, une désespérante salade Agnelli “sans queue ni tête”, une fausse bresaola et de la mozzarella caoutchouteuse, pour suivre un mièvre Parmentier d’agneau avec une purée de carotte ???, des filets de bœuf “durs” et renvoyés !
Un Val d’Argan facturé vaillamment 300 Dh … trop cher et servi chaud (pas de seau à glaçons !).
Comptez 300 / 350 Dh par personne
3 rue Kachla, Kasbah - 0 539 939 676

*Nous avons appris la toute récente fermeture de cet établissement. Preuve, sans doute, que je n’étais pas le seul à penser ce que vous venez de lire

1er SEPTEMBRE 2009

ANNA E PAOLO

Aux commandes de ce restaurant aux couleurs italiennes, dont je vous parle régulièrement, indéboulonnables : le frère et la sœur. À propos de révolution de palais, ils viennent d’ouvrir enfin, dans la zone franche de Gueznaya, leur annexe. Chez Anna e Paolo, pas d’extra, pas de vague non plus, dans la série Plan Plan, rassurant ! La petite salle du rez-de-chaussée est toujours pleine comme un œuf. La sœur dans la série débonnaire, aligne ses additions sur une nouvelle caisse électronique (un vent de folie informatique souffle désormais sur cette adresse rangée des voitures, à qui se fier !). S’il n’y avait qu’un dessert à choisir pour tout repas, je vous conseille férocement la mousse au chocolat, à damner un diable …
Comptez 250 / 300 Dh par personne !
77, avenue du Prince Héritier - 0 539 944 617

CASA DE ESPANA
La salle s’est payé un sérieux coup de jeune (il était temps, les asociados maison ont mis la main au portefeuille ???), le bar cafétéria qui était situé en salle, machine à café comprise, a été supprimé (à noter les toilettes refaites à neuf …). Les volumes gagnent en clarté avec un éclairage bien étudié, des couleurs reposantes et la dernière nouveauté, un côté fumeur et un côté non fumeur, comme si on était en Europe !
Autrement ??? Une carte rôdée avec quelques nouveautés pas très concluantes, il vaut donc mieux rester dans le registre classique, ne pas sortir des sentiers rebattus … Crevettes pil pil copieuses fraîches et délicieuses (70 Dh), ce soir-là, une sole pantagruélique et d’un rapport qualité-prix imbattable :140 Dh !!!
Nos vieilles adresses tangéroises feraient-elles de la résistance ?
Comptez 200 / 250 Dh par personne.
Boulevard Pasteur - 0 539 938 019

DISPARATE
Y’a pas photo, l’autre flop du moment dans la série irrécupérable ! L’endroit tourne en bar comme je le pressentais, la propriétaire espagnole n’a réellement pas compris grand-chose à Tanger ! Elle est aussi propriétaire d’un établissement tourné vers la restauration pour banquet en Espagne. Ce n’est pas le tout d’embaucher des cadres ibériques pour tenir l’affaire, il faut surtout que la patronne soit là ! Et boulonner de façon professionnelle. Rater un gaspacho dans un tel établissement, il faut le faire, servir une paëlla presque passable (un comble), bref … retour sur image et … remise à plat des fondamentaux culinaires ibériques s’il vous plait !
Comptez 300 / 350 Dh par personne.
Bord de baie, avenue Mohammed VI - 0 539 323 974

CHELLAH BEACH
Le fils qui gratte la guitare attrape souvent la grosse tête au moment de la prise de réservation par téléphone dans la série “je connais Tanger et ses Vip (on l’espère), je sais ce que j’ai à faire (encore un jeune cadre dynamique sûr de lui qui a bien de la chance), je gère la situation (quelle chance, ouf …)”.
Heureusement le père est là pour calmer le jeux … la cuisine et le service tiennent globalement bien la route … La vue, de jour comme de nuit, sur la baie et la promenade permet d’attendre le premier plat sereinement, avec l’orchestre familial sympa qui tient toutes ses promesses sans vous assourdir, enfin !
Côté cuisine, le filet de bœuf facturé à 120 Dh, un des meilleurs rapport qualité-prix du bled !
Le cabernet rouge à 120 Dh, bravo !
Comptez 200 / 250 Dh par personne.
Bord de baie, avenue Mohammed VI - 0 539 325 068

MIAMI BEACH
La salle est toujours aussi agréable, la seule en hauteur de toute la baie de Tanger, le patron est toujours à l’entrée, cigare vissé à la bouche, résolument le dos tourné à la salle et à la clientèle, répondant principalement au téléphone et surveillant la facturation … un chouia réfrigérant tout de même !
La table, elle, tient ses promesses, claire et nette, pour une cuisine qui se veut bourgeoise, service assuré avec précision sans sourire !
Comptez 250 / 300 Dh par personne
Bord de baie, avenue Mohammed VI - 0 539 322 463


BALNÉAIRE DES HÔTELS ASSOCIÉS ASOCIADOS

Un peu désuet, coincé à l’autre bout de la baie, toujours la télévision qui diffuse des matchs et une clientèle qui visiblement vient autant pour la table que pour l’ambiance sportive. C’est marrant … L’assiette respecte ses promesses, bien souvent c’est le maître d’hôtel qui vous guide dans “son” choix, rarement de problème, dans la série brute de décoffrage ! L’avocat aux crevettes Plan Plan, le saint pierre copieux et bien délivré … Bref, pour les longues soirées d’hiver !
Comptez 200 / 250 Dh par personne.
Bord de baie, avenue Mohammed VI -


1er AOUT 2009

À TANGER, NOUVEAUTÉS, RESTAURANTS DE PLAGE ET ENVIRONS

RESTAURANT O SAVEURS
C'est toujours impitoyable, un restaurant tout neuf. Il arrive brut de décoffrage, la moitié du bled l’attend au tournant et s’y précipite, l’autre moitié, dubitative, attend la rumeur, les échos, le flop éventuel !
Les voix, le personnel, n'ont pas encore trouvé où se placer. Les peintures sentent encore, c'est incroyablement sensible à qui laisse traîner une oreille, un regard. L’escalier d’accès sur rue est raide, on pense tout de suite à cette pub à la télévision ou l’on vante les mérites d’un fauteuil élévateur pour 5éme âge ! Rien ne manque coté déco, la salle est couleur tendance “chocolat” et de grands couverts peints au mur, les tables gentiment rangées dans la salle en intérieur, et quelques volées de tables en terrasse donnant sur l’arrière et le jardin. Le mari est là et propose des “petites” entrées, des “petits” plats mitonnés par sa “douce moitié” , le tableau est presque idyllique. Car en de tels endroits, il faut marquer le terrain, mais pas trop, laisser la scénographie libre pour que le client puisse y trouver sa place.
Et la carte ? En général les cartes de ces nouveaux restaurants ont vite compris qu'il ne fallait surtout pas trop la ramener, faire du vent ou des vagues. Servir les plats, certes, mais ne point trop dénoter dans l'harmonie générale, faire dans le train-train ambiant. Alors cette cheffe a tout compris, elle fait façon passe muraille, sans trop écorner les habitudes tangéroises !
Impeccable carpaccio de bar et de saint jacques au basilic et “petit” mesclun … Des spaghettis aux fruits de mer copieux, variés et fins 130 Dh, le filet de bœuf au poivre de Séchouan rituel et quadrillé comme il se doit, rosé et tendre, accompagné de pommes de terre Darphin 140 Dh. Impeccable dos de turbot un peu plus laborieux (servi un peu trop rosé à l’arête) avançant avec un prix un brin corsé 170 Dh.
Et le service, charmant, presque appliqué comme une sortie d’école dans son désir de faire au mieux, poussant à la roue avec une bonne volonté communicative. Quelques jolis couacs mais redressés avec le sourire prestement … Déjà quelques habitués et inconditionnels de cette belle crèmerie prometteuse … Bon sang ne saurait mentir ! C’est ben vrai ça … aurait dit la Mère Denis dans cette fameuse pub’ pour une machine à laver …
Comptez 350 / 400 Dh par personne
Quartier Californie route de Boubana - 0 539 949 660

L’OCÉAN
On pouvait s’attendre au pire dans la série “soufflé raplapla”, la cheffe de cuisine française avait levé la patte et l’époux de ladite cheffe avait évidemment pris ses cliques et ses claques en stéréo avec la belle : tout ce beau monde ouvrait un nouveau restaurant au centre de Tanger … Et puis alors, enterrement de première classe ? Eh ben non ! La table est toujours là (finalement sympa), le soleil brille (férocement) , et cerise sur le gâteau, le patron a grimpé une terrasse en dur qui permet d’admirer enfin l’Atlantique … Nouveau maître d’hôtel à catogan un chouia Baba Couul … la même carte que l’année précédente, les classiques maison tirés au cordon. La timbale de mousse d’avocats et crevettes, sans peur ni reproche, la pièce de bœuf, le filet de saint pierre sans soucis ! Thon rouge parfait saupoudré de poivre blanc : bref une adresse qui continue à défendre ses couleurs pour un déjeuner de soleil …
Comptez 250 / 300 Dh par personne.
Tâtez aussi des soirées à thème organisées par l’Océan. Dernièrement une soirée “mariachi” qui n’avait rien de mexicain mais ou tout ce beau monde tangérois en majorité hispanophone s’est amusé tard dans la nuit (forfait buffet 200 Dh avec le vin, il fallait compter 300 / 350 Dh par personne).
Près du Cap Spartel - 0539 338 137

DARENZO
Le flop … total ! Manger des kilomètres d’asphalte et quelques centaines de mètres de piste ensablée pour déjeuner de façon aussi déprimante relève du grotesque total ! Attiré par la rumeur publique et les patrons eux-mêmes indiquant que des Top Vip fréquentaient l’endroit, j’avais mis au programme ce restaurant installé sur la plage entre bambous et parasols. Le couple d’Italiens qui tient cette table “maritime” propose des pâtes (d’un commun sans nul autre pareil, les vongoles affichés au menu-forfait étaient épuisés lorsque nous sommes passés à table à 13 heures) des anti pasti (plats comme une limande), des desserts communs. Cher, très cher, le bout de sable ! A zapper.
Menu unique à 250 Dh (entrée, plat principal, dessert) plus le vin et les boissons.
Briech près d’Asilah - 0 661 665 435

ABDOU
Connu comme le loup blanc depuis une bonne quarantaine d’années, Abdou est un personnage qui entretient son coin de cuisine comme un feu ardent et une certaine ferveur. Sa paella cuisinée en prise directe avec la clientèle, les morceaux de bois cassés à même le sol alimentant le feu sous la paëlla concourent à donner un charme fou à cette maison. Pas de carte, les employés prennent la commande à la bonne franquette, salades de crudités en entrée 20 Dh, une platée de crevettes bien fraîches 80 dh (un chouia cher) et cette fameuse paëlla toute simple qui fait courir depuis des années le tout-Tanger des dimanches 60 dh … Installé de bric et de broc sur des tables autour des arbres, sous de vagues tonnelles, l’endroit respire une autre époque et Abdou nous rappelle bien des souvenirs d’un Tanger qui nous file entre les doigts ! Rien que pour cela il devrait recevoir une étoile …
Comptez 200 Dh en se forçant vin compris par personne !
Forêt Diplomatique, entre Gueznaya et Asilah

LA MÉRIDIANA
Je vous en parle chaque année … Il y a comme ça des adresses qui vous tombent dessus à date estivale fixe comme des petits miracles. La maison a fait sa révolution de palais, la salle de restaurant a retrouvé sa localisation au premier étage d’une grande villa avec vue sur l’échangeur Tétouan - Capo Negro - M’diq, le tout engazonné, arrosé, gardienné … Finies les époques où le chef partait tout seul devant, en entonnant des hymnes avant-gardistes. On le suivait, fallait bien, la faim vous tenaillait, il allait se manger le mur et le client allait manger son portefeuille. Certes, il y avait parfois des plats aux risques savoureux mais, la plupart du temps, combien de fois avons-nous levé les yeux sur ces cuisines à complications, comme les mouvements de montres ? Ici pas de risque, une carte simple précise et sans fioriture ! Un vieux renard maitre d’hôtel un peu dépassé par les événements et l’affluence ce soir-là ! Un personnel pléthorique sortant tout droit de l’école hôtelière du cru, un service donc empressé d’un autre âge.
Ce soir-là, d’excellentes crevettes pil pil (il manquerait plus que cela) , une alouette de saint pierre et mousse de poissons (servie sans mousse de poisson et sans excuses !) poisson iodé et plein de fraîcheur heureusement. Bref, pour moins de 300 Dh avec une demie de vin blanc …
Que demande le bon peuple ?
Sur la route de Tétouan à M’diq - 0 539 975 114

15 JUILLET 2009

HÔTEL CÉSAR, 4 ÉTOILES

Un nouvel hôtel ouvre ses portes en façade de mer du coté de l’ Hôtel Tarik. Grandes baies vitrées fumées en arrondi, hall de réception clarteux desservant le bar, le restaurant. Chambre single 1.500 Dh, double 2.000 Dh, suites entre 3.000 et 4.000 Dh. Petit déjeuner facturé 160 Dh.
Bord de baie -

PALACIO DE LAS PAELLAS
Le restaurant du “Palais de la Paella” a été réactivé, il y a quelques mois, par les patrons espagnols. Cette unité fait partie d’un grand ensemble neuf : café, salon de thé, restaurant du plus bel effet et d’un investissement financier certainement important !
Ce soir-là, un jambon dit de Serrano, goûteux tranché au couteau, flanqué de tranches de fromage espagnol, une paella “aveugle” - en fait décortiquée - le riz bien caramélisé, pléthore de crevettes et calamars, découpes de poulet, et le toutim pour 95 Dh !
Comptez 200 / 250 Dh par personne.
141 boulevard Pasteur -

L'AFRICAIN
Cuisine bio et française, chef de cuisine français ... Inauguration des locaux en présence du consul général de France et du président du C.R.I. .
À l'entrée de la Kasbah - 0 539 939 676

LE NABAB
Ouvert depuis la semaine dernière, entre kasbah et médina, dans la série “cuisine marocaine"!


Affaires à suivre, je vous en reparle évidemment trés prochainement ...

1er JUILLET 2009

CAFÉ-SALON DE THÉ PORTE
Racheté par le groupe Oliveri, le Café de Madame Porte rouvre au public, après une rénovation laissant dans son jus original le célèbre salon de thé de Tanger (ouvert en 1954). Fauteuils et chaises, sets de table chics, tentures fushias, le bar fait désormais face à l’entrée, une belle terrasse en plein air installé sur la voie piétonne. Belle résurrection ! Beau travail de décoration.


Juin 2009

O Saveurs

Juste ouvert pour la saison d’été … le restaurant “O Saveurs”,quartier California, à deux doigts du centre équestre de Boubana, vient d’ouvrir ses portes dans une villa privée ! À n’en pas douter, Julie (anciennement cheffe du restaurant l’Océan à Cap Spartel) saura redonner des couleurs à la gastronomie tangéroise, accompagnée de son époux, qui dirigera la salle, flanqué de son inimitable accent de Toulouse …
Affaire à suivre donc ! On en reparle prochainement …
O Saveurs - 0 654 348 700

LE MIRAMAR
Evidemment, il faut trouver l’entrée de ce restaurant (presque au bout de la baie, coté port et douane), descendre une volée d’escaliers, traverser le bar peuplé de “créatures” charmantes et somme toute discrètes, s’installer en face de la plage et attendre la carte, confiant !
Les poissons proposés sont toujours ruisselants de fraîcheur, les viandes tiennent drôlement bien la route, le service est empressé … Ce jour-là, des entrées banales, (à noter l’excellent cocktail de crevettes bien fraîches), pour suivre, une sole pantagruélique, un saint pierre copieux et les légumes en garniture idoines ! Service rapide et compétant.
Attention, les cartes de crédit ne sont pas acceptées.
Comptez 250 / 300 Dh par personne
Baie de Tanger -

LE SAN REMO
Voilà encore un restaurant dans la série des Pères tranquilles, dont je vous entretiens régulièrement, situé à une petite encablure du Consulat de France. Carte inchangée, décor immuable, service égal et table sans hoquet, c’est net et presque sans bavure ! Une clientèle amusante, mêlée d’Anglais qui y ont leurs habitudes, et de Français hauts en couleur.
La patronne vient d’introduire l’informatique, c’est dire qu’un fort coup de vent souffle dans les hauts quartiers de Tanger ! Côté cuisine … c’est sans appel, sans risque, le filet de bœuf, un classique de l‘endroit, ce jour-là la brochette de lotte copieuse, et en entrée des pizzas (fabriquées en face …).
Pour clore le ban en beauté, un curieux gâteau au chocolat (ail ! le régime).
Comptez 300 / 400 Dh par personne
15 rue Ahmed Choukri - 0 539 938 451

LA PAGODE
L’exotique indémodable. C’est rituel au début de chaque saison estivale, je vous ressort la Pagode et son patron, c’est clair net et précis … On n’y vient pas pour rigoler mais pour manger, les habitués ont leurs tables, leurs serveurs, leurs plats préférés … D’ailleurs la plupart des clients ne sont pas sitôt installés que le patron leur annonce la couleur !
Un chouia désuet dans une petite rue, à deux pas du Cercle de Tanger (l’ancien Casino) et de la Place de France. Déclinaison classique d’une carte connue et verrouillée depuis de nombreuses années !
Comptez 200 / 300 Dh par personne
13, rue de Bagdad - 0 539 938 086

LA CITA
Dans un registre encore plus familial et tout aussi sympathique, à deux pas de la Grande Poste, boulevard Pasteur, ce petit restaurant tout en longueur, qui ne paie pas de mine, est généralement pris d’assaut et complet ! Surtout en soirée. Musique de ... là-bas, serveur et serveuse en tenues traditionnelles, carte longue comme un jour sans pain à des prix plus qu’abordables …
On y vient en famille ! Rouleaux de printemps, riz cantonais, canard aux pousses de bambou, bœuf sauté aux champignons noirs … le tout sans mauvaise surprise.
Comptez 200 / 300 Dh par personne
1, rue Imam Ghazali - 0 539 341 087


Mai 2009

EL PESCADOR - Chef de cuisine : Dagueri
Ou la revanche des Papy flingueurs Bon pied Bon œil ! Soixante-seize printemps au compteur, le nouveau gérant de ce restaurant, situé à 2 pas de l’Hôtel Chellah et dont le dernier chef de cuisine français multi-étoilé fit long feu, pourrait bien donner des leçons à ceux qui verraient la retraite à 55 ans ! Le bonhomme nous arrive des Usa, accompagné de son épouse. Visiblement ce couple connait le pays, je ne serais pas étonné d’apprendre qu’ils en soient même originaires ! Le décor a été totalement modifié : murs blancs zen, quelques photos noir et blanc, nappes, napperons, serviettes immaculées, serveuses et serveurs en tenue noires !
Carte intéressante et surprises à tous les étages … Tâtez de cette excellente cervelle en papillote ou encore de ces aubergines aux foies de volaille … La salade de foie gras sur son lit de haricots verts sauve mieux que les meubles. Rayon plat principal, le saint pierre à la vapeur ou le délicat bar en filet au fenouil, la pièce de bœuf au merlot, une pure merveille ! On oublie les desserts, sans aucun d’intérêt, un chef ne peut être bon partout !
Comptez 250 / 350 Dh par personne
5, avenue Allal Ben Abdallah, Tanger - 0 539 945 625

MARCELLO
Tiens, voilà encore un restaurant dans la série les papy flingueurs, le gérant tient bon la barre d’un établissement qui, à l’origine, se situait en bord de baie, et se trouve désormais au rez-de-chaussée du Centre Dawliz. Ambiance calme et coucouninge, animée par un pianiste qui connait son boulot : la bonne musique au bon moment selon la clientèle !
Carte Pépère, sans enjambée lyrique, d’ailleurs, y vient-on pour jouer de la note gastro’ ? Certainement pas, on y vient pour le gérant Botbol, un autre morceau d’anthologie de la vie tangéroise (nœud papillon, complet blanc, pochette rouge, de garde bien souvent sur le pas de la porte). Ambiance un chouia surannée, une musique qui ne vous casse pas les tympans … Le tout assez bien ficelé à des prix abordables !
Un Méli Melo de crevettes sympathique et frais … Un Osso Bucco pas mal troussé (les pâtes, malheureusement trop cuites), un demi Sahari Rouge facturé un peu lourdement 110 Dh. Globalement agréable avec une belle vue sur la baie, même si on se trouve au rez-de-chaussé du Dawliz !
Comptez 250 / 350 Dh par personne.
Rue de Hollande, Centre Dawliz, Tanger - 0 539 333 377

017 DINNER CLUB
Tenue par 2 jeunes gérants, cette belle villa laissée longtemps à l’abandon a été restaurée avec un certain goût dans la veine lounge : murs en tadellakt gris, musique surfant sur la vague, éclairage bien étudié, nourriture moyenne en rôdage et service correct !
Ce jour-là, une Salade César aux gambas très très moyenne (les filets de poulet remplacés par des crevettes roses décortiquées ???), une entrecôte XXL correcte en grammage macérée avant cuisson dans une sauce relevée un peu hors sujet, bordée de légumes frais, un Crumble parfait. La demie bouteille de vin Président ici aussi facturée lourdement à 110 DH.
Peuvent mieux faire et ils vont certainement faire mieux ! J’y retournerai certainement lorsque la cuisine aura pris quelques galons …
Comptez 250 / 300 Dh par personne
17, rue de Fès, Tanger

RESTAURANT LAACHIRI
Aux alentours de Tanger, sur la route de Ceuta
En plein centre du bled, il faut trente minutes, sorti de Tanger, pour se retrouver à la porte de ce restaurant installé au premier étage avec une vue sur le viaduc de Millau ! (enfin plutôt cet ouvrage d’art impressionnant qui permet à l‘autoroute qui mène à Ceuta d’enjamber l’oued … ). Salle d’une propreté irréprochable, serveurs avenants, carte tournée vers les produits de la mer, flambants frais, assiette généreuse et clientèle familiale !
Crudités variées en entrée, saint pierre copieux et sole parfaite … Enfin simple et sans prise de tête, l’endroit est évidemment pris d’assaut, régulièrement complet …
Comptez 150 / 250 Dh par personne en se forçant ! (pas de vin ni alcool servi à table)
Route nationale, Ksar Seghir - 0 539 390 006

CASA DE ESPANA (à Larache)

Certainement la seule adresse sur Larache qui puisse retenir votre attention. Flanqué d’un décor garanti d’une autre époque et d’une salle ringarde à souhait. Commande prise par un maître d’hôtel plutôt bourru mais professionnel ! Clientèle socio en prime … ça fait le charme de la crèmerie !
La carte ? Elle a la vertu d'être courte, de couvrir ce que l'appétit s'en vient chercher : plats dépouillés, poissons du jour péniblement détaillés par le jeune serveur, très peu de viandes (on s’en douterait). Pas de véritable propos si ce n'est le registre “Restaurant de bord de mer”, brut de décoffrage, sans franchement de fantaisie. Au moins, dans ce genre de système, on peut commander à son aise. Va pour le calamar, le saint Pierre, la dorade ou une superbe sole (carrelet). Plats solides et relativement plaisants, voire réussis comme le dernier cité (garniture de légumes calamiteuse, dont des frites graisseuses à souhait !) . C'est vif, assez généreux dans le grammage ! Des tartes au citron exotico-comiques confectionnées avec de la génoise et deux couches d’appareil parfumé au citron.
A part cela ? On règle son addition sans surprise et on rêve de trouver semblable adresse dans certaines villes Pi Poules !
Comptez 200 / 250 Dh par personne
1, rue Taza, Larache

A éviter absolument
, ou alors à conseiller à son plus fidèle ennemi :
LE FELLINI, au Golf Royal de Boubana, malgré un papier louangeur d’après ouverture. Deux options : soit le chef de cuisine est parti en courant, soit il a perdu la main, victime des schnouns tangérois (va savoir )). Le restaurant est tombé depuis au plus bas, le soir où j’y suis passé, le serveur proposait une soupe de féculents et des brochettes de bœuf … Charmante attention ! Là aussi, sortie en gros avec mes invités, alors que nous avions pris le soin de réserver auparavant et que le serveur aurait pu simplement nous indiquer que le cuisinier était retourné vers d’autres pianos … On est même capable de le comprendre !

Nous avons appris, le 1er avril (pourvu que ce ne soit pas un Poisson !), qu’un nouveau chef était arrivé, arborant la Médaille d’Or du dernier salon Equip’Hôtel de Paris.
Comme quoi Pandore n’avait pas tort !


DISPARATE

Malheureusement le Flop du moment sur Tanger ! Deux tentatives (factures à l’appui pour les malfaisants qui pensent que je ponds mes papiers via une boule de cristal). Investissement espagnol assez conséquent finalement pour un établissement somme toute en location, très tendance là aussi ... Opposition de couleurs noir / blanc. Cuisine espagnole évidemment, mais là ou on devait trouver une table et une cuisine copieuses et ferventes, on trouve un succédané de cuisine hispanique. Entre nos deux visites, un nouveau bar donnant sur la salle et cachant la vue sur cuisine ...
Pourquoi donc ? Alors qu’il y a déjà deux bars en façade de mer ???
Rayon cuisine, des croquettes pas au top mais alimentaires, une paella aux fruits de mer collante, la garniture de poissons et crustacés moyenne, les pâtes Disparate trop cuites. Café expresso à 25 Dh (ouille-ouille ) le Guerrouane à 110 Dh dans les tarifs généraux, servi tiède.
Peut mieux faire - un nouveau chef de cuisine est arrivé au chevet du malade, on peut espérer que la patronne va redresser la barre rapidement ?
Y va-t-on pour déjeuner ou dîner ? C’est toute la question ...
Comptez 250 / 300 Dh par personne
Bord de baie - Tél : 0 539 323 974

LE MATISSE
- Restaurant du Casino Moevenpick Malabata
Le fameux dîner du 31 Décembre, l’exercice est scabreux, son menu est souvent rabâché (foie gras, saumon fumé et autres filets de bœuf), le champagne est convoqué, à minuit tout ce beau monde s’embrasse ... “La totale" dans la série Corvée du Nouvel An !
Installée cette année au Restaurant Le Matisse, au 1er étage avec vue plongeante sur la salle de jeux, l’équation n’est jamais résolue d’avance. D’autant plus qu’à minuit trente, heure de notre départ, la salle comptait au plus vingt cinq convives.
Et pourtant l’heureuse surprise vint du menu concocté par le chef, un unique amuse bouche banal et ridicule (passons), suivi d’une curieuse entrée : des pointes d’asperges fraîches et croquantes, emballées dans une tranche de saumon fumé, mélange délicat et subtil ! Pour suivre, une savoureuse terrine chaude de saint Jacques, bien équilibrée en goût et quelques grosses crevettes, ensuite un tournedos Rossini servi à la couleur demandée avec une excellente escalope de foie cru poêlé. Autres bémols concernant le dessert, assassiné par une gelée alimentaire et le champagne promis en fin de soirée transformé en "vin pétillant espagnol" s’apparentant plus à une vulgaire daube. Cotillons et cadeau de la direction du Casino.
600 Dh par personne pour un diner de qualité dans un endroit de charme.
Tél : 0 539 329 933

LE CHELLAH BEACH CLUB

Je vous en ai déjà parlé il y a deux ans. Créé en 1954 par le chef Oliva, originaire de Tétouan (grand footballeur devant l’éternel à l’époque). Dans la série table pépère et musicale (le père et le fils aux pianos et aux micros) vous apprécierez les rengaines distillées un peut tard dans la soirée, malheureusement, Blue Velvet et autres Besame Mucho, c’est tout à fait charmant ) ...
Vous ne devez pas louper cette adresse ! Pour une soirée sans complexe, sans prise de tête ! C’est à coup sur l’adresse à marquer sur votre carnet de bal ! Gaspacho à l’ail, saint Pierre grillé copieux, filet de bœuf tranché généreusement, nappé d’une sauce malheureusement en conserve. Pour clôturer le banc, une vraie tarte au citron (fond de tarte sablé) et mousse au chocolat à damner un bon diable ... La bouteille de vin Cabernet rouge facturée 100 Dh !
Comptez 200 / 250 Dh par personne
Baie de Tanger - Tél : 0 539 325 068

LE FELLINI

Je vous en parlais dernièrement ... Les travaux ont été menés rondement ! Le soir ou nous y sommes allés sous un déluge de pluie, la salle donnant sur le green, comme disent les spécialistes anglophones, était noyée ! Maladie de jeunesse !
Trois menus à prix doux entre 120 et 225 Dh, le chef, fine guêpe, attend de rôder son équipe, certainement, avant de se lancer dans la carte ! Ce soir-là, menu à 225 Dh : en entrée, une gratinée de fruits de mer copieuse, variée et bien gratinée, une salade César qui défendait bien les nouvelles couleurs de la maison ... Trois darnes de saumon poêlées (pas grasses) flanquées de légumes frais. En dessert, fondant au chocolat - vraiment pas inoubliable - mais correct. Une bouteille de vin blanc Sémillant facturée 110 Dh ! Pour un diner plus que correct, à des prix que l’on espère conserver dans un décor de verdure exceptionnel ! Service attentif et pas pesant, un jeune directeur de la restauration un peu stressé certainement, grillant cigarette sur cigarette ...
Que demande le peuple ?
P.S. Une grande réserve à ma dernière visite, les 3 menus étaient remplacés par une ordinaire soupe de féculents et des brochettes de bœuf. A éviter pour le moment !
Comptez 200 / 300 Dh
Royal golf de Tanger Boubana - Tél : 0 539 338 383

LUIGI Restaurant «express»
C’est un restaurant familial qui ne sert ni vin, ni alcool, dans la veine des fastes fouds !!! (pas à classer dans la série nauséeuse des néfastes fouds ! suivez mon regard). Lors de ma visite, j’ai compté plus de douze personnes en cuisine et une bonne dizaine en salle (sur deux étages, il est vrai) ...
Bonjour les paies en fin de mois ! Tout est rondement mené, de la commande à l’arrivée des plats sur table. La cuisine est grande ouverte sur la salle, le personnel est encore un peu en rôdage mais tout est dans la cadence ! Le soir de week end où j’y suis allé, une salle bien remplie .
Goûtez les anchois au persil, ils sont réussis, la salade de la mer copieuse, l’escalope milanaise fine et goûteuse ... bref pas de prise de tête, ils font traiteur aussi pour les petites faims devant la télévision. Pizzas entre 50 et 75 Dh (Calzone), les salades entre 35 et 80 Dh, les plats principaux entre 75 et 85 Dh !
Comptez 150 DH par pers
Place du Koweït Tanger - Tél : 0 539 379 006

LE CERCLE DE TANGER

Avis aux nostalgiques, c’est l’endroit certainement où l’on respire réellement le mieux un Tanger qui nous file fissa entre les doigts, tenu par un charmant vieux couple : Moïse et Rica Emergui, vous pourrez si vous montrez patte blanche y déjeuner ou diner d’une cuisine cacher simple et goûteuse !
Aux dires des connaisseurs, surprenant même  ...
Les cigares au saumon sont désarmants de naturel et croustillants. Le tajine de viande aux champignons pas gras vous laisse repu, tâtez du merlan pané ! Rayon dessert,  le cigare aux amandes, là aussi - comme chez nous - !
C’est charmant, totalement décalé, vieillot mais propre. On y tape le carton l’après-midi entre connaisseurs, vieilles dames très dignes et adhérents du Club dans un calme serein et détendu  ... Et le sourire de la patronne, Rica, vaut bigrement le déplacement si vous ne deviez y aller que pour cette raison (quand on voit parfois la trogne que nous tire souvent toute cette jeunesse sortant tout droit de nos belles et grandes écoles hôtelières) ... Il est prudent de téléphoner !
Comptez 150/200 DH par personne
16, Rue Prince Héritier - Tél : 0 539 936 020

HOTEL CONTINENTAL DAR BAROUD
Que dire de certains hôteliers tangérois qui, au gros de l’été laissent leurs navires aux mains d’un personnel dévoué, certes, mais aux prérogatives évidemment limitées sinon rognées ?
Dernière aventure citée par une de nos correspondantes parisiennes : réservation effectuée par fax non sans mal au Continental Dar Baroud, cette procédure épistolière ne recevant pas l’agrément de la Direction, semble t-il (aux dires des employés) chèque envoyé représentant la moitié du séjour, mais aucun accusé réception, le courrier semble t-il tombe dans le bureau directorial et le patron est en ...  vacances ! Au moment de régler la note, le réceptionniste,intraitable, encaisse la totalité du séjour sans vergogne alors que la bonne Dame exhibe la photocopie du chèque envoyé à titre d’arrhes ! Elle  se voit asséner par l’employé qu’elle n’aura qu’à contacter le patron (lorsqu’il sera rentré de goguette) afin de récupérer le chèque en question ! À ce jour, la bonne dame court toujours après son chèque !!! C’est pas beau la vie ? 
Pendant qu’on y est ... Que dire aussi de l’état des parties communes de cet hôtel qui se veut historique ? ... Poussiéreux, encombré de sacs de ciment, de vieux mobilier, d’ouvriers s’activant en pleine saison touristique avec toutes les nuisances sonores que tout ce beau monde implique ! À entendre les   touristes sirotant leur verres de thé (puisqu’aussi bien dans cette maison l’alcool est prohibé ?  Restaurant compris ?? ). Alors qu’au milieu de la nuit un individu très fatigué (prière de lire entre les lignes) tape aux portes du premier étage essayant de retrouver sa chambre. L’ambiance n’était pas réellement au beau fixe ... Ainsi va le navire Continental !
P.S. : Le sémillant Délégué du Tourisme contacté de guerre lasse était aussi absent du paysage tangérois en plein mois d’août, en vacances parait t-il ?
Tél : 0 539 931 024  

BODEGA & BODEGA 
Je vous l’avais annoncé, l’endroit a été repris, je ne vous parle plus de la vue splendide (çà ne se mange pas en salade de toute façon  ... ). Coté carte, rien que du classique, pour exemple des légumes crus marinés qui sonnaient juste dans leur simplicité, des crevettes pil pil pile comme on les aime, copieuses et sans frou frou, un filet de bœuf au poivre annoncé flambé (j’en doute) mais bien servi en grammage et exactement cuit à la cuisson demandée, un filet de saint Pierre certainement décongelé mais bien traité, garni de légumes frais. À essayer aussi, la paella valencienne ... Rayon desserts à éviter absolument, la crème catalane, en fait une banale et insipide crème brulée, la mousse au chocolat tout droit sortie d’une composition en poudre ...
Service en rodage, directeur de salle furieusement décalé mais charmant, attentif et poli ... une nouvelle et finalement bien agréable adresse pour nos prochains mois d’hiver dans la capitale du Nord ...
Comptez 250/300 Dh par personne
Centre Dawliz, 42 rue de Hollande

LE MANGANA Centre Dawliz
Repris par un citoyen allemand ayant professé à Marbella, voilà encore une fois cette adresse qui tangue dangereusement ... Malgré cette vue époustouflante sur la ville du Détroit, la kasbah, le port... On nous promet un bar, restaurant et tapas ... mais que de crimes on commet au nom des tapas !  Affaire à suivre donc, je vous en reparle prochainement. Le dernier dîner où j’avais tenté de renouer avec cette enseigne : des escargots de bourgogne ? au roquefort, totalement étouffés par le fromage, un carré d’agneau banal, un vin des Celliers de Meknès en phase de lancement, un gérant français gentil mais visiblement complètement dépassé par les événements qui d’ailleurs cède sa place à ce nouvel arrivant hispanique ! La sanction tombe vite dans nos métiers de bouche ...
Centre Dawliz, 42 rue de Hollande

RESTAURANT TOM YAM 
Le patron à lui seul vaut le déplacement, à le voir trimballer dans la poussette son héritier avec un sourire béat de père comblé, on se dit que l’affaire n’est pas gagnée  ... Et puis pour peu qu’on le lance sur la composition de tel potage thaï, on n’est pas sorti de l’auberge, le bonhomme connait son affaire à l’évidence, sa femme est originaire de Thaïlande, le personnel en cuisine est du même tonneau ... et le résultat dans l’assiette, sans vous faire grimper au mur, est surprenant de qualité, de quantité ... Inutile de vous faire un dessin entre le poisson au curry, les rouleaux de printemps, la soupe au vermicelle poulet et autres beignets au crevettes ... La maison mérite largement le détour et vous changera des approximations culinaires exotiques casablancaises, dont je vous entretiendrai sous peu  .... Ici on lèche les plats des cheffes officiant en cuisine au vu et au su des clients, belles lettres de noblesse à la simplicité !
Comptez 200 / 250 Dh par persnne
5, avenue de Youssoufia - Tél : 0 539 320 897

LE MIRAGE  
C’est un peu l’institution du bled, pour faire simple, on dira que l’endroit est pris d’assaut en gros les deux mois d’été. Le gérant se pousse du col et joue les relations publiques, le directeur français, en poste quasiment depuis l’ouverture, régule tant bien que mal toute cette affluence. Vous préférerez  les périodes plus calmes, au printemps ou en automne, lorsque le personnel prend le temps de vous servir et ne vous accueille pas comme un chien dans un jeu de quilles ... coincé  entre deux Pi Poules (dans la série Jean-Louis Scherrer ou autres gloires vieillissantes) qui hantent la maison en habitués ou sociétaires à vie  !!
Ce jour-là ... Assiette de truite fumée de l’Atlas, banale, sortant d’une ferme royale, un cœur de filet grillé, lui bien pesé et cuit à la couleur demandée, un osso bucco qui tenait diablement bien la route ... Belles assiettes, belle verrerie. Bref, le tout servi et magnifié par un panorama exemplaire ... Un bel endroit bien entretenu ! Loin du bruit et de la fureur estivale de la Capitale du Détroit ! Encore que cette année, la fameuse saison d’été démarre bien tardivement, n’en déplaise à nos édiles locaux ...
Comptez 400 / 500 Dh par personne
Cap Spartel - Tél : 0 539 333 33
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
RESTAURANTS A TANGER :

L'ADRESSE - route de Tanja Ballia
0539 301 672
ANNA E PAOLO (Italien) Rue Prince Héritier
0 539 944 617
LE CERCLE DE TANGER (Casher) - Rue Prince Héritier
0 539 936 020
LA CITA - 1, rue Imam Ghazali
0 539 341 087
CHELLAH BEACH CLUB - Baie de Tanger
0 539 325 068
DISPARATE (Espagnol) Baie de Tanger
0 539 323 974
LA FABRIQUE - 7, rue d'Angleterre
0 539 374 057
LE FELLINI - Royal Golf de Tanger
0 539 338 383
LUIGI - Place du Koweit
0 539 390 006
LAACHIRI - Route nationale, Ksar Seghir
0 539 390 006
MARCELLO - Rue de Hollande, Centre Dawliz
0 539 333 377
LE MATISSE - Casino Moevenpick
0 539 329 933
MIAMI BEACH - Baie de Tanger
0 539 322 463
LE MIRAGE - Cap Spartel
0 539 333 331
LE NABAB - 4 rue Al Kadiria, Kasbah
0 661 148 215
L'OCEAN- Cap Spartel
0 539 338 137
OTORI (Japonais) rue de la Résistance
0 539 325 533
O Saveurs - Quartier California
0 654 348 700
LA PAGODE - Rue de Bagdad
0 539 938 086
LES PASSAGERS - Place du Grand Socco
0 619 000 250
EL PESCADOR - 5, avenue Allal Ben Abdallah
0 539 945 625
RELAIS DE PARIS - Centre Dawliz
0 539 331 819
RIAD TANJA - Chez Moha
0 539 333 538
SAN REMO - Rue Ahmed Choukri
0 539 938 451
TOM YAM (Thaï) Avenue Youssoufia
0 539 320 897
YACHT CLUB - Port de pêche
0 539 933 835

Haut de Page (cliquez)

Vous souhaitez ajouter un restaurant ? Cliquez
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Annuaire des restaurants de Marrakech
Essaouira - Pandore Gastronome
La ville étouffe de plus en plus sous les coups de boutoirs des automobilistes et c'est bien dommage !
Tétouan risque d'y perdre son âme, son charme, si elle ne prend garde à protéger ses secteurs historiques, ses secteurs verts.
Côté restauration, c'est toujours dans la série le "dessert de Gobi" ...  Comment attirer des touristes si l'offre en restauration stagne de telle façon ? Heureusement un Musée d'Arts Modernes pointe son nez à l'horizon
(à quand l'ouverture ?
Et que va t-on nous donner à admirer ?


Plan de Tétouan (Google Map)
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
ESCAPADES GOURMANDES À TETOUAN...

LE 15 JUILLET 2010

Découvertes et nouveautés,

il n’y a pas que l’ Hôtel Dersa en déshérence à Tétouan, mais aussi et surtout de nouvelles adresses valeureuses qui pointent le bout du museau, et qui pourraient bien sauver à l’avenir la réputation de cette belle ville !

Riad Bianco  
Ici  on vous annonce la quintessence d’un mariage réussi entre la cuisine tétouanaise et la cuisine espagnole, c’est vrai les propriétaires défendent pas mal les couleurs de ce double drapeau… mais ont encore fort à faire pour maitriser la cuisson de certaines viandes et les associations exotiques des saveurs culinaires. Le riad est aménagé avec soin, on regrettera un «hammam» totalement hors sujet dans les couleurs tadelakt rose jouxtant le bar terrasse, la salle de restaurant et la réception (maladie de jeunesse certainement) les chambres sont à l’étage…  La clientèle ce jour là :  éclectique et mondaine… Ataalah et Melehi tous deux peintres reconnus devant l’éternel en grande discussion sur leurs mérites réciproques certainement ! le Consul Général du Maroc à Lausanne en compagnie de fins lettrés qui dissertaient savamment sur la grandeur helvète évidemment...
Rayon service !  Comme partout, il faut être gentil pour que le serveur  le soit, faire le travail d'accueil (oui on a réservé, oui on a prévenu qu’on mangeait avec les poules  vers 20 heures etc.), ensuite treuiller solidement sa table et la défendre (pas de banquette s’il vous plait, merci pour nos vieux dos), sinon c'est un peu rêche, du style «moi, j'travaille». Ben oui, Pandore aussi le jour ou il est passé au Riad Blanco... Alors coté table ? des sardines marinées excellentes (il manquerait plus que cela 70 Dh) de savoureux calamar farcis, un filet de bœuf pas exactement à la couleur demandé mais bon accompagné de garnitures correctes, une pastilla au pigeon et foie gras un peu lourde mais gouteuse ! desserts globalement bons … Ah si pour l’apéritif des legumes crus à tremper dans deux sauces (simple et bon comme bonjour...) Quand je vous dis que Pandore est d’une simplicité !!!
Comptez 300/400Dh par personne
25 Zankat Kadira Tetouan - Tél : 0539 70 42 02

El Reduccio  
C’est l’endroit sympathique par excellence, le patron marocain et son Epouse européenne  «Rita»  accueillent le quidam sur le coin de la porte, le gros chat «maison» s’étire au milieu du riad et les clients en redemandent. Les salles de restaurant au rez de chaussée ont gardées un charme suranné et la cuisine... la cuisine ! tient fichtrement bien la route dans la simplicité. D’autant plus que ce jour là un vendredi sous le cagnard, tout ce beau monde terminait à l’office le couscous traditionnel lorsque nous avons tenté l’expérience. Bref ! Le patron fit le menu, c’était plus prudent alors que  nous étions à deux doigts de battre en retraite (Marengo, Morne Plaine etc. vous connaissez)  ET PUIS ?  une belle surprise, rien d’extraordinaire mais ce qui était servi fleurait bon SA cuisine traditionnelle… de bonnes croquettes de poisson, des dolmas  (Spécialités grecque ou ottomane avec des feuilles de vigne) originaux, un beau filet de mérou à la plancha (pommes frites grasses), un tiramisu correct et un «mouhalabia» un flan libanais à la fleur d'oranger !
Comptez 200/300Dh par personne
zankat  Zawya N° 38  Tetouan - Tél : 0539 968120
   
La Ferma    
Du Secteur, c'est sans doute Le restaurant  le plus décoiffant & le plus délirant. Certes, moins irrigué Pi Poule que le Riad Blanco  mais là, question déversement de trombines, c'est meuh-meuh. C'est bien simple, on est loin des clonages habituels tangérois / tétouanais ! Exit les porteurs de lunettes solaires et les gosses piailleurs. La Ferma est  un creuset d'euphémismes : de gens simples comme vous et moi qui ne viennent pas en 4 x 4 Porsche  etc... Le spectacle se joue toutes les secondes. Pas de faux bourgeois ici mais une race identique avec ses certitudes,  des vrais, des purs qui viennent en pèlerinage à la Ferma pour manger simplement…  Et Alors là, vous tombez dans le pot de miel, il y a Frank (le bonhomme est natif du pays «décorateur»  il y a des lustres et sa femme «pied noir») et puis... il y a encore Frank !!! pour peu qu’il ait un instant avant que vous passez à table il vous griffonne un dessin humoristique, et s’installe pour la causette en attendant que le premier plat déboule.
Le bonhomme fait le menu ici aussi et c’est bien ainsi, quelques salades marocaines fraiches parfaites, ensuite une belle et savoureuse paëlla confectionné par l’Epouse du patron (elle vient s’enquérir à table si tout va bien !)...
Comptez  250/350 Dh par personne
Rond point de M’diq route de Tétouan - Tél : 0539 97 80 75
   
La Méridiana
N’ oubliez pas sur votre carnet de bal ce restaurant qui délivre à travers une belle carte un peu «plan plan»  des poissons  d’une constance qualitative remarquable ! un service rapide, un directeur de salle un chouia vieillissant mais  efficace (je vous en parle à chaque fois) du personnel en provenance de l’Ecole Hotelière qui veut bien faire ! Ce déjeuner là un assortiment de poissons, crustacés posé au milieu de la table façon buffet !  parfait surtout les «conchas» sans sable à la «mariniére», la brochette de lottes copieuse et la friture de poissons pantagruélique !  les vins à des prix bas que l’on ne voit plus pratiqué ailleurs !   Que demande le peuple ?
Comptez 300/400 Dh par personne
Rond point de M’Diq  Tetouan - Tél : 0539 97 51 14


LE 15 JUIN 2010

HISTOIRES D’HÔTELS FERMÉS !
La Belle au Bois ... endormie ! Il y avait l'hôtel Dersa qui accueillait toutes les personnalités de haut rang, suivi de l'hôtel Nacional. En 1956, le Dersa hébergeait l'acteur américain Victor Mature, premier rôle dans le film Sarak Khan, en tournage alors à Tétouan, tandis qu'à l'hôtel Nacional, était logé l'acteur anglais Michel Wilding, avec sa jeune femme Elisabeth Taylor ! Eh bien, ces deux hôtels continuent lentement leurs descentes aux enfers … À quand un sursaut, pourquoi pas un classement de l’hôtel Dersa ?

MOLIÈRE & COMÉDIES :
Les Précieuses Ridicules et La Jalousie du Barbouillé. Mises en scène par Christian Schiaretti, avec la troupe des comédiens du TNP de Villeurbanne.
Salle comble à la Maison de la Culture dépendant de l’État Marocain (surprenante et belle salle de théâtre. Si seulement Tanger possédait un endroit similaire ! Plus de 350 personnes dont Cherifa Lalla Oum Keltoum, J-M Maillard, consul général du Maroc à Lausanne, Monsieur Zouak, délégué régional du ministère de la Culture, Monsieur Moratinos, directeur de l’Institut Cervantès à Tétouan, Monsieur Ouazzani, directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Tétouan. Accueillis par le directeur de l’Institut Français de Tétouan, Mikael Mohamed et Monsieur Mourabit, directeur régional de la SGMB Tanger-Tétouan (sponsor de l’événement) … Une franche réussite, une salle sous le charme, au final, des applaudissements nourris !

KSAR EL KEBIR, SOUVENIRS SOUVENIRS...
Ataalah (peintre au Maroc et en France, élève de Bertuchi) nous communique des clichés anciens de son bled natal … Parc et verdure, bibliothèque de plein air ! Que reste t-il de nos amours ? Tout a été détruit dernièrement et consciencieusement bétonné ?

Hotel Dar Kantzaro - Marrakech
La bibliothèque de plein air.

Petit historique de Ksar el Kébir, bourgade qui se situe au nord du Maroc, à 129 km de Tanger et 154 km de Rabat :
Appelée aussi "La grande citadelle", elle constitue, après Rabat, une étape importante de la route des Almohades. Les textes médiévaux attribuent l'urbanisation et la fortification de Ksar el Kébir (anciennement connue sous les noms de Ksar Ketama, Ksar Sanhaja etc..), aux califes almohades.
De tous temps, Ksar el Kebir a accueilli érudits, mystiques, réfugiés d'Al-Andalus et de l'Algarve. Après la reconquête chrétienne, les habitants de Santarem, Evora, Alcacer de Sal et Silves y trouvent refuge. Mohammed al Moutawakkil, gouverneur de Fès, devint sultan à la mort de son père, et s'efforça de développer l'économie du pays, notamment en encourageant le commerce de l'or et des esclaves avec le Soudan. Ksar El Kébir occupe le site romain de Oppidum Novum, comme l’attestent deux inscriptions trouvées dans la grande mosquée, ancien temple chrétien. Delacroix y fit un très court séjour, comme le fit le poète espagnol Federico Garcia Lorca, alors secrétaire du ministre socialiste espagnol Fernando de Los Rios (1931).

FESTIVAL INTERNATIONAL MATA
Carrefour des cultures en pleine nature à Had El Gharbiya. Après trois éditions qui ont connu un grand succès, particulièrement celle de l’an passé, nous avons assisté, les 20, 21, et 22 mai, à la quatrième programmation de ce festival dont l’objectif est la promotion de la culture et de la région, et le rapprochement des peuples par ce biais. Mata est un dérivé du verbe arabe de la même étymologie “imtata” qui signifie monter à dos d’un animal, généralement le cheval. Ce jeu dont l’origine est arabe et millénaire, fut introduit dans la région lors de l’islamisation du pays.
Chaque année après les moissons, les femmes confectionnent une mariée en chiffons, grandeur nature, qu’elles parent et embellissent, puis la remettent au chef des cavaliers. Les jeunes gens montés sur leurs chevaux vont entrer en compétition pour s’approprier la “mariée” et se sauver avec, loin de leurs concurrents, vers leur tribu d’origine. Le meilleur devra jouer d’adresse, d’habileté et de rapidité pour arriver à ses fins et être l’heureux vainqueur.
Les manifestations au programme ont été nombreuses et variées : conférences, danses, ateliers, concerts, projections cinématographiques, expositions et compétitions sportives.
Vendredi 21, une conférence sur le thème de l’enfant et de la femme, sujets cruciaux partout dans le monde et particulièrement dans le monde rural, fut donnée par deux professeurs de la faculté de droit de Tanger.
Le public était composé d’hommes et de femmes de Had El Gharbiya, de lycéens et de lycéennes, d’étudiants venus de Tanger et de Tétouan (plusieurs d’entre eux d’ailleurs originaires du village et qui n’étaient pas peu fiers de recevoir des docteurs venus donner une conférence dans une grande salle du collège, aménagée pour la circonstance).
Pour résumer tous les exposés, l’idée essentielle a mis l’accent sur l’importance de l’alphabétisation, des études souhaitées supérieures pour tous, garçons et filles, du travail, du respect des droits des enfants et de ceux de la femme.
Une société qui respecte ces droits élémentaires se développe aisément et va de l’avant. Dans le cas contraire c’est la stagnation sociale maintenue par des croyances traditionnelles erronées qu’il faut s’obliger à rejeter et à dépasser.
Le dialogue est passé par la musique, de continent à continent. Des artistes allemandes et suisses se promenaient la taille ceinte du mendil local qui leur allait à ravir. Le mendil de Had Al Gharbiya ainsi que les rythmes de la taktoka jabaliya vont arriver jusqu’en Ecosse, en Allemagne et en Suisse par le biais de ces ambassadeurs de la culture que sont les artistes invités au festival Mata.
Les cavaliers se mettent en place pour simuler en des aller-retours sur une immense piste, l’enlèvement de la mariée représentée par une poupée qu’ils vont se disputer avec adresse et rapidité.
Parmi les cavaliers, une femme, Zohra, habillée en homme, participe à la course. Aussi à l’aise sur un cheval que ses compagnons, on ne l’aurait pas différenciée des cavaliers si les organisateurs ne l’avait pas au préalable présentée au public.

Cavaliers au Maroc
Zohra, cavalière émérite !

Autre pari gagné : voilà une femme dans un milieu rural traditionnel, habillée en homme et qui entre en compétition avec des hommes dans un sport réservé à l’origine à la gent masculine.
La cavalcade se poursuit, les cavaliers rivalisent d’adresse et de ruse pour s’approprier la poupée. Mais les uns et les autres sont là pour empêcher toute tentative d’escapade téméraire.
Les spectateurs, très nombreux autour du vaste champ de course, ovationnent, encouragent leurs favoris, crient comme un seul homme quand un cavalier essaye une sortie au galop … Le jeu continue ainsi jusqu’à la victoire d’un cavalier qui finit par déjouer l’attention de ses concurrents et par s’échapper, la poupée haut levée en trophée.
Mata s’achève, mais la fête continuera ce soir-là très tard, jusqu’à la clôture finale du festival. Rendez-vous est donné pour l’année 2011.

Hafida Aouchar

15 FEVRIER 2010

GRILL DE LA CASCADE - SOFITEL MARINA SMIR
Servi par deux jeunes stagiaires dépassés, un chef de rang ou maître d’hôtel inexistant ou plutôt scotché derrière sa caisse vers l’entrée … Une entrée banale, large comme la paume de la main, composée d’une petite salade mixte symbolique déposée à la hâte - bouh - et non assaisonnée ! Et 35 minutes pour se la faire délivrer alors que j’étais seul en salle. Un pain un peu trop banal pour un établissement qui se veut de luxe (de la baguette courante). C'est curieux, mais on ne s'en fout pas du tout de ces petits détails hérissants ! Pour suivre un filet de bœuf refusé une première fois (trop cuit et des bas morceaux - les pointes du filet en fait) resservi une demie-heure plus tard, à peu prêt saignant avec une garniture désolante et décadente … 360 Dh ! (Ouf !)
Route de Ceuta - 0 539 971 234

LA MÉRIDIANA

Je vous en parle chaque année … Il y a comme ça des adresses qui vous tombent dessus à date estivale fixe comme des petits miracles. La maison a fait sa révolution de palais, la salle de restaurant a retrouvé sa localisation au premier étage d’une grande villa avec vue sur l’échangeur Tétouan - Cabo Negro - M’Diq, le tout engazonné, arrosé, gardienné …
Finies les époques où le chef partait tout seul devant, en entonnant des hymnes avant-gardistes. On le suivait, fallait bien, la faim vous tenaillait, il allait se manger le mur et le client allait manger son portefeuille. Certes, il y avait parfois des plats aux risques savoureux mais, la plupart du temps, combien de fois avons-nous levé les yeux sur ces cuisines à complications, comme les mouvements de montres ? Ici pas de risque, une carte simple, précise et sans fioritures ! Un vieux renard maître d’hôtel un peu dépassé par les événements et l’affluence ! Un personnel pléthorique sortant tout droit de l’école hôtelière du cru, un service donc empressé, d’un autre âge.
Ce soir-là, d’excellentes crevettes pil-pil (il manquerait plus que cela), une “alouette de saint pierre et mousse de poisson” servie sans mousse de poisson et sans excuses ! (poisson iodé et plein de fraîcheur, heureusement).
Bref pour moins de 300 Dh avec une demie de vin blanc …
Que demande le bon peuple !
Route de M’Diq - à la sortie de Tétouan - 0 539 975 114

ROYAL NAUTIQUE CLUB de M'diq Tétouan
Sûrement le meilleur restaurant de M'diq ! Dans le registre un peu pépère (la carte ne va pas vous faire grimper aux rideaux), pourquoi faire compliquer alors que l'on est en bord de mer ! À l'affiche, une belle carte de poissons et jusqu'aux dents de la fourchette, des saveurs qui tiennent leurs bonnes intentions (hormis le curieux passe-passe d'une assiette de vongoles microscopiques.
Resté dans son jus quasiment depuis l'ouverture, l'endroit fleure bon les années 80 ! Une vue, ici aussi, imprenable sur la baie, le port de pêche et malheureusement l'énorme nouvelle digue de protection qui gâche un peu la vue.
Salade de fruits de mer copieuse, excellents coquillages vongole conseillés par le serveur, dorade au gros sel parfaite, dessert sans peur ni reproche, le Sahari blanc réserve facturé à un prix juste 135 Dh. Service vieillissant où les vieux loups maison étouffent la jeune garde montante qui voudrait, mais ... qui est obligée de passer sous les fourches caudines des vieux requins qui dirigent la salle ! Globalement, çà tient la route, le gérant est sur le pont et limite les embardées de ce vieux navire ...
Comptez 250 / 300 Dh par personne

CASA ESPANA  
L'endroit semble totalement dépassé par les événements et ignorer les paramètres de la restauration moderne : décor obsolète, parties communes (sauf l'entrée sur rue, rénovée !)  et toilettes à l'avenant ... Service redoutablement décalé mais professionnel par un trio de serveurs vieillissants qui s'interpellent en pleine salle  ! Tarifs effectivement doux dont l'impression de la carte remonte à Mathusalem avec des caractères en creux !!!  (voir le caviar, mais sans indication de prix) ... Cocktail de crevettes excellent tout de même ! Et steak de poisson sec strictement alimentaire  (ressemblant m'avait-on dit à du mérou), garniture de haricots verts en conserve, cauchemar, pommes frites maison - ouf !
Convenons-en, votre banquier ne fera pas une attaque à la lecture de la facture que vous aurez réglée mais votre estomac, lui ... fera la différence, malheureusement !
Comptez 100 / 150 Dh
4, avenue Chakib Arsalane (derrière l' Eglise !) - Tél : 0 539 967 083

Voyez aux alentours de Tétouan LE MANDI, route de Ceuta, géré par un espagnol (cuisine évidemment espagnole).
À Martil, en plein centre-ville, LA VITAMINE DES MERS : poissons, poissons et encore poissons, de qualité ...
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
RESTAURANTS A TÉTOUAN :

HÔTEL-RESTAURANT BLANCO RIAD - 25, rue Zawiya Kadiria
0 539 704 202
CASA ESPANA - 4, avenue Chakib Arsalane
0 539 967 083
LA FERMA - Cabo Negro
0 539 978 075
MANDY MALLALEINE - M'Diq
0 539 990 462
LA MERIDIANA - Route de M’Diq, sortie de Tétouan
0 539 975 114
VITAMINE DE LA MER - Martil
0 539 689 212

Haut de Page (cliquez)

Vous souhaitez ajouter un restaurant ? Cliquez

Annuaire des restaurants de Marrakech
Annuaire des restaurants de Marrakech
Annuaire des restaurants de Marrakech
Essaouira - Pandore Gastronome
L’autre foyer culturel du Maroc,
avec Essaouira.
Ça chauffe sec en été !
Expositions et concerts en public connaissent des affluences records.
Côté restaurants, c’est une autre paire de manches. Asilah s’endort sur ses lauriers. Globalement, deux adresses se partagent le gâteau, point barre !
Et pourtant, il y aurait de quoi faire, à deux pas de Tanger ...

Plan d'Asilah (Google Map)
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
Pandore - Critique Gastronomique au Maroc
ESCAPADES GOURMANDES À ASILAH...

15 NOVEMBRE 2009

CHEZ PÉPÉ - RESTAURANT OCÉANO
Toujours nos deux adresses habituelles, entres autres donc Chez Pépé, c’est quasiment sans surprise et égal en qualité, le patron espagnol ne bouge plus beaucoup de sa table, un œil sur la télévision, l’autre sur le staff qui s’occupe de la clientèle. En entrée, un plateau de poissons, puis un grand plat de paella servi en plat du jour ! Ce jour-là, un jambon cru espagnol, délicieux et copieux, une sole meunière pantagruélique et un classique dessert sans peur ni reproche … Y’a pas photo, pour un repas sans inquiétude, c’est l’adresse à marquer d’une pierre blanche …
Comptez 200 / 300 Dh par personne.
22, place Zellaqa - 0 539 417 395

Et une nouvelle adresse : Al Kasaba, chez Claude et Marc. Affaire à suivre (prochainement).

1er NOVEMBRE 2009

CASA GARCIA

Je vous en parle chaque année ... C'est plutôt en hiver que l'endroit devrait réserver des surprises agréables, en été, tout ce beau monde est tellement affairé à engranger une clientèle qui fait la queue en quémandant une table, que la qualité du service (malgré la présence d'un directeur de salle marocain plus qu'efficace et policé) s'en ressent, aussi bien en cuisine ou certains plats tanguent dangereusement : ce dimanche où j'y déjeunais, plusieurs poissons manquaient à la carte ...
Des gambas fraîches (vraiment) et copieuses, un jambon ibérique un peu sec, des couteaux de mer persillés et aillés, un filet de dorade copieux, servis sur des nappes en papier, à la bonne franquette et en bord de rue. Somme toute charmant !
Comptez 250 / 300 Dh par personne
Bord de mer, Asilah - Tél : 0 539 417 465


Epicuria Chardonnay - Vin du Maroc - L'age d'or retrouvé

Volubilia - Vin - Né et élevé au Maroc... à l'aise partout Volubilia - Vin - Né et élevé au Maroc... à l'aise partout Illy - L'art et le Café
Illy - L'art et le Café Illy - L'art et le Café Illy - L'art et le Café
Illy - L'art et le Café
Illy - L'art et le Café Les Fumaisons d'Essaouira - Email : desthy53@yahoo.fr
Illy - L'art et le Café
Illy - L'art et le Café Illy - L'art et le Café

Les Coulisses de Tanger
I Love Morocco - Bonnes adresses dans le Nord du Maroc
Illy - L'art et le Café
Guide Michelin New York - 2010

Pandore Maroc - Critique gastronomique des restaurants au Maroc