Le Maroc n'échappe ni aux mondanités ni aux mondains (mes chers Pi-Poules et incontournables Vieilles-Pies) !
Cette chronique, qui n'a pourtant que de lointains liens avec la Gastronomie procède tout de même d'un certain "art de vivre" ou de certaines modes ou tendances.
15 JANVIER 2010
Tanger-Paris, mondain et généreux. Le Grand Hotel à Paris (place de l’Opéra) déployait ses fastes, courant décembre 2009, lors d'une soirée de gala costumée, organisée par Madame la baronne de Saint Didier en faveur de l'œuvre des Saints Anges, qu'elle préside ...
Une bonne partie des membres de cette association caritative fréquente Tanger en été, dont Maître Eric Pillon, la Comtesse de Montgelas, le Bâtonnier Dutheil et Madame ! Bal Russe donc, qui vit la présence de la fille de Cherifa Lalla Oum Keltoum, Lalla Rokia Alaoui, qui s'entretint avec S.A. le Prince Fayçal Bey de Tunis.
S.A. le Prince Fayçal Bey de Tunis avec la Baronne de Saint Didier, Madame Dominique Paoli-Latil et Monsieur Marcel Lavesvre, lors de la remise d'un lot de la tombola.
1er JANVIER 2010
MARCHE DE L’ART ET SALLE DES VENTES - INVENTAIRE 2009 :
Voilà encore une bonne cuvée qui favorisera sans nul doute l’éclosion d’un marché sain à travers nos salles des ventes. Encore un petit effort … Le mastodonte du secteur, CMMOA … et Mémoarts se partagent le dessus du nan-nan avec des ventes montées, des lots de haute volée dont on retrouve souvent (trop souvent) les traces dans de précédentes vacations en France (le dernier catalogue de la CMMOA est un surprenant répertoire à la Prévert des grands noms de la peinture des 70 dernières années : Poliakoff, Klein, Picasso, Rousseau, Arman, y compris une toile de l’incontournable Glaoui, exposée jadis au Hilton (désormais rebaptisé Sofitel Jardins des Roses, à Rabat).
Trois autres salles des ventes se partagent le marché à des prix de réserve plus modérés !
Dans la capitale économique, Eldon & Choukri, qui furent les premiers à occuper le terrain avec des ventes charmantes, éclectiques, d’argenterie, de porcelaines fines, de bronzes et œuvres d’art, de petit mobilier. Marauction, qui se spécialise dans l’art tribal marocain, toujours à Casablanca, et dernièrement Tanger Auction, qui s’est adjoint les conseils éclairés de Maitre Boisgirard, de Paris …
Que dire de cette dernière cuvée 2009 ? Qu’il faudra bien un jour ou l’autre (le plus tôt sera le mieux) qu’une chambre corporative des salles de vente voie le jour au Maroc, régulant, organisant, contrôlant ces ventes publiques, afin que de façon claire et précise, le chaland, habitué des salles de vente puisse connaître la cote “véritable” des objets et œuvres d’art proposés ! Savoir, in fine, si l’objet a été “ravalé et retiré” ou “adjugé” et à quel prix …
En Europe, ces adjudications font l’objet d’un bordereau récapitulatif de vacation, le commissaire priseur est tenu de tenir un tel document sous forme de procès-verbal … Voilà qui mettrait de l’ordre au niveau des adjudications …
A noter la perte de vitesse de la veine “peinture orientalisante” qui, à force d’avoir usé et abusé de cette peinture sous toutes les coutures, en est arrivé quasiment à un phénomène de rejet !
Belle percée de Marauction, cette année écoulée, qui se spécialise dans les arts traditionnels et tribaux au Maroc : bijouterie, tissus, tapis, portes anciennes, bibliophilie … Mais aussi des œuvres de peintres délaissés, qu’on appelait à une autre époque les peintres maudits. La cote des différents objets présentés s’affirme dans un marché étroit, de haute spécialité : c’est tout à l’honneur de cette salle des ventes qui n’a pas choisi la facilité !
Tanger Auction, après un démarrage heureux (sa première vacation fut en effet une pleine réussite), peina à la tâche lors de sa deuxième prestation, la troisième vente, sans être un succès marquant, permit de retrouver des cotes et des adjudications conformes à un marché dans la norme.
On regrettera que ces deux dernières salles ne présentent pas plus de petit mobilier, ou des objets de vitrine … Le marché du tableau n’étant pas extensible à l’infini ! Puisque nous parlons de peinture, un des grands avantages de ces vacations publiques est peut-être de permettre de calmer les ardeurs délirantes de certaines jeunes ou moins jeunes signatures qui affichaient des prétentions tarifaires incroyables (poussées évidemment par certains galeristes que ma mauvaise morale m’interdit de détailler). Tel peintre marrakchi spécialisé dans la calligraphie, affichant des tarifs élyséens 20.000/30.000 Dh, passé en salle des ventes, a été adjugé tout juste 3/4000 Dh, tel peintre Pi Poule lancé par la Jet Set décoratrice, proposant des toiles en galerie autour de 50.000 / 90.000 Dh, a été adjugé dernièrement et péniblement autour de 8.000 Dh ! Bonjour l’atterrissage … Que dire aussi d’œuvres parfaitement secondaires, signées par certains “maitres” de l’école marocaine, contresignées par l’héritier ou l’héritière du papa ou de la maman décédés … proposées à des tarifs esbroufant. Certaines œuvres de peintres vivants, affichées comme des œuvres maîtresses, passées de galeries en galeries, de salle des ventes en salle des ventes, de pays en pays ... Au final avec un goût amer de réchauffé …
Mais à part ça, Madame la Marquise ... chapeau bas : de beaux catalogues comportant de belles nomenclatures sur de nombreux artistes, un marché qui va se réguler dans les années à venir, de nouvelles signatures qui apparaissent et confortent leurs positions ! Rien que de très positif finalement …
TANGER REND HOMMAGE A ELISA CHIMENTI
Pour une belle soirée d’hiver, ce fut une belle réussite ! Malgré la pluie et le vent … une bonne centaine de personnes étaient venues écouter différents orateurs dans le cadre d’une soirée à la mémoire d’Elisa Chimenti, “femme méditerranéenne” décédée il y a 40 ans à Tanger.
Invitation formulée par l’ambassade d’Italie et accueil par S.E Monsieur l’ambassadeur de la République Italienne Umberto Lucchesi Palli, assisté de Monsieur le consul général d’Italie à Casablanca Nicola Lener.
Cette soirée au palais Moulay Hafid (Palais des Institutions Italiennes) a vu la présence de Monsieur Rachid Tafersiti (écrivain historien) de Monsieur l’ambassadeur et Madame Tajeddine Baddou, Monsieur le consul général de France à Tanger, Madame le consul de Belgique à Tanger, Madame Vandoorne, directrice de l’Institut Français à Tanger et de Cherifa Lalla Oum Keltoum, pressentie pour coprésider, avec Monsieur l’ambassadeur d’Italie une association littéraire portant le nom d’Elisa Chimenti.
Cherifa Lalla Oum Keltoum, S.E. Monsieur l'ambassadeur de la République Italienne et, en complet marron, Rachid Tafersiti, écrivain, président de l'association Boughaz Tanger ...
Plusieurs interventions, dont celle fort remarquée de Monsieur Ahmed Benchekroun qui fut le secrétaire littéraire d’Elisa Chimenti … À l’issue de cette soirée, l’ambassade d’ Italie servait un cocktail dinatoire dans la salle d’apparat du Sultan, au premier étage.
À cette occasion, une salle attenante, baptisée “salle Elisa Chimenti”, fut inaugurée, où sont exposés désormais des documents, des lettres originales et des journaux de l’époque, ainsi que trois pastels de la Dame Chimenti, signés par l’épouse de Monsieur Benchekroun,Olga, et datés des années 1985/90 …
15 DÉCEMBRE 2009
TROISIEME EDITION DU MICHELIN “EXOTIQUE” ! Asie extrême … Suprême désir !
261 étoiles sur Tokyo (ouf ! pas moins) : pour sa troisième édition, le Michelin élargit encore, cette année, son secteur géographique. Tokyo, qui comptait 191 macarons en 2008, est aujourd’hui la capitale la plus étoilée de la planète. Au Japon, il faut aussi compter avec Kyoto et Osaka qui totalisent, à elles deux, 150 établissements distingués par le guide. Depuis plusieurs années, le petit livre rouge (pas celui de Mao !) est également présent en Chine, à Hong Kong et à Macao, où ses inspecteurs ont passé au crible des centaines d’établissements proposant une trentaine de cuisines asiatiques ou internationales. Cà bouge dans les chaumières chinoises.
Dans le quartier de Ginza, l’ambassadeur n°1 de la gastronomie française règne sur L’Osier, restaurant appartenant au très francophile groupe Shiseido, mieux connu pour ses cosmétiques et ses parfums, en particulier pour sa collaboration de longue date avec Serge Lutens (vous connaissez certainement … “l’ermite” de Marrakech, qui ne reçoit personne, et qui laisse l’impudent qui sonne à son huis … sur le pas de porte - à tel point que cela en devient cocasse). De quoi exciter le beau monde Pi Poule ! En voilà un, au moins, qui sait se faire désirer ...
1er DÉCEMBRE 2009
GALERIES ET EXPOSITIONS A AGADIR
SIGNES ET TRACES
Entre “parfois faux” design et “vraie nouvelle” peinture, les vitrines de nos galeries offrent mille visages à travers le Maroc. Leurs accrochages, malgré certains excès, témoignent d'une vitalité singulière.
À l'occasion d’une visite à Agadir, on peut constater un foyer plein de promesses pour les acteurs de la scène artistique ! Il n’y en a donc plus pour Rabat, Marrakech ou Casablanca et c’est fort bien …
Devenu en peu d’années un véritable foyer culturel, brassant culture “amazigh” et culture “arabe”, Agadir s’affirme au détriment d’Essaouira (en perte de vitesse évidente !).
Le maire d’Agadir, Monsieur Tarik Kabbage,
en grande conversation avec Frédéric Daamgard.
Dernièrement, une exposition, sous la présidence effective de Tarik Kabbage, maire de la commune d'Agadir, présentait les œuvres de Fassif et Djimi, sur le thème des gravures rupestres (la plupart situées aux alentours de la ville).
UN INSTITUT FRANÇAIS DYNAMIQUE
dirigé par Béatrice Bertrand
Un peu en dehors du centre ville, un ensemble immobilier impressionnant, qui accueille une médiathèque, une bibliothèque, une salle internet, une salle de cinéma et de concert (à noter, le 12 décembre, le récital d’un pianiste polonais d’origine syrienne, Fares Marek Basmadji, lauréat du grand prix du Concours International de Piano des Jeunes Talents de S.A.R la Princesse Lalla Meyriem) et un amphithéâtre en plein air. Autre initiative, fin octobre : la Semaine du Goût, rayon gastronomie ! Quiz-jeux sur le thème de la gourmandise, coup de fourchette et stylo.
A découvrir aussi un espace Exposition qui accueille le peintre Hervé, résidant habituellement à Asilah ! La peinture de cet artiste, influencée par le fauvisme, dégage une certaine retenue, d’où la tentation de l’apparenter au courant naïf. Ses œuvres, réalisées à la peinture à l’huile sur toile ou sur bois, reproduisent un Maroc vivant, gai et chaleureux avec une touche orientale. Hervé a exposé cet été au Minzah.
GALERIE MAROUANE
Oggo expose ses œuvres au premier étage d’une boutique d’optique, tenue en fait par son frère - déjà toute une gageure. Ce peintre utilise des matières variées et souvent décoiffantes : pâte à bois, enduits pour carrossiers ... Les supports sont travaillés avec divers types de ponceuses. Peintures acryliques et oxydes métalliques complètent ce mélange détonnant ! Patchworks colorés, lumière joyeuse …
Autodidacte, Oggo est un pur produit de cette peinture libre de toutes entraves, de toutes écoles ! Affaire à suivre.
À PROPOS DE HASSANI
Le peintre “vénérable” d’Agadir, expose actuellement à Casablanca.
La dernière et actuelle période de Hassani, avec des œuvres grandioses d’une facture plus gestuelle et libre, est l’aboutissement de ses recherches vers un style parfaitement personnel et innovant. Ici, les traits sont larges, vivaces, molto vivace, et libérés de toute contrainte. C’est exactement comme un pianiste virtuose qui a travaillé tous les jours la dextérité de ses mains et arrive ainsi à jouer avec son archet sans aucun effort, comme Hassani joue maintenant librement avec ses pinceaux et couleurs en ne pensant qu’à l’essentiel : la création artistique.
Certaines œuvres ont maintenant l’apparence des œuvres crées en état de “hal”, la transe extatique qui constitue le sommet de la créativité des grands artistes au niveau universel.
Né en 1953 à Essaouira, il a effectué des études aux écoles des Beaux Arts de Casablanca et de Rabat. Actuellement, il est professeur d’arts plastiques au Centre de Formation des Instituteurs d’Agadir. Il est aussi un artiste peintre et sculpteur qui depuis les années 1980 a fait apprécier son art lors de nombreuses expositions à travers le Royaume. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques : la fondation O.N.A., la Wafabank, l’Erac, la Société Générale et dans des collections privées au Maroc et à l’étranger.
Par là, nous pouvons considérer que l’œuvre de Hassanii est bien la synthèse de deux inspirations : l’Afrique noire et le monde berbère, ses deux ascendances familiales. Deux sources, et de sa vie, et de son art. La clé de ses tableaux est justement cette double influence de ses origines dans son œuvre. C’est ainsi qu’il a brillamment participé à la réhabilitation du patrimoine ancien, sous une forme nouvelle, dans l’Art Contemporain Marocain, déjà présenté par Sanoussi avec brio dans des expositions remarquables à l’étranger et par lesquels il mérite une place au premier rang des nouveaux artistes du Royaume.
Frédéric Damgaard, écrivain d’art, membre de l’Académie des Belles Lettres Taghazout - 16 Avril 2009
Hassani devant une de ses œuvres
Siam au travail
SIAM EXPOSE À LA GALERIE TAWARGUIT
Les thèmes traités par cette femme, qui vit entre Agadir et Marrakech depuis de longues années font référence au Maroc mais aussi à l’Océanie (voir un superbe portait d’Océanien), aux Peaux Rouges des Etats Unis et aux ethnies de l’Afrique centrale ! Voyez cette curieuse toile représentant une femme africaine portant sur la tête un gros poisson (une reprise intelligente d’un tableau figurant dans l’ouvrage Les Peintres Orientalistes Voyageurs). Point de couleurs criardes, point d’effets de manche … Un travail de fond, structuré et, au final, du bien bel ouvrage !
ET QUELQUES NEWS...
DE ROYAL AIR MAROC
Ça faisait longtemps !
Vol Marrakech / Tanger : via Casablanca AT 474 du 25 novembre 2009 … Arrêt prolongé de SIX heures (sic) à l’aéroport de Casablanca, soit-disant une panne technique de l’appareil ? Plutôt à mon avis un regroupement de passagers afin de remplir un avion en fin d’après-midi. Et çà continue ! Après on s’étonne ????
DE LA PRESSE ÉCRITE
Food Magazine : ce récent mensuel en quadrichromie est déjà la référence de la Filière Agroalimentaire. C’est une mine de renseignements pour les professionnels et les restaurateurs. Véritable tableau de bord des nouveautés sorties au Maroc ! À découvrir ce mois-ci, un papier intitulé “focus sur le chocolat” … entre autres fiches techniques et fiches produits …
Resa Agro est un autre magazine en quadri, récemment sorti en kiosque, agissant dans le même secteur d’activités que le précédent . Voilà qui complète “intelligemment” le panel de lecture de nos chefs de cuisine (étoilés ou pas …) et autres décideurs !
Dossier du mois : Les corps gras !
15 NOVEMBRE 2009
NOURREDINE HATIM AU JACARANDA Voilà tout juste quinze ans que, tous les deux mois, le Jacaranda offre à ses clients des peintres “méconnus” et généralement qui décoiffent (certains, d'ailleurs, font désormais les beaux jours des galeristes classiques ... nous en tairons les noms), loin des sentiers battus et rebattus ...
Du 15 novembre au 15 janvier 2010, une vingtaine de toiles de Nourredine Hatim, professeur aux Beaux Arts de Marrakech, sont accrochées aux cimaises du Jacaranda.
Une peinture forte, des sujets qui dérangent, Hatim puise visiblement son inspiration dans l'œuvre d’Egon Schiele, mais aussi de Weisbuch ... Ses personnages décharnés font aussi penser au statuaire de Giacometti ! Un talent prometteur que l'on reverra sans nul doute ... ailleurs ! 32, boulevard Zerktouni, Guéliz - 0 524 447 215 Plus d’infos et photos
L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DU MAROC À TANGER !
Concert d’ouverture de la Saison 2009 / 2010.
Pour une première, ce fut une première : l’Orchestre Philharmonique avait enfin fait le déplacement dans la Capitale du Nord, encore fallait-il lui trouver une salle, puisque le Théâtre Cervantès continue de mourir de sa mort affichée (quels que soient les effets d’annonce des différents intervenants dans ce dossier). C’est donc au nouvel Hôtel de Ville qu’il fallait être le samedi 24 octobre . Le wali de Tanger et son épouse, le maire de Tanger entres autres, assistaient à ce concert - 80 personnes au bas mot. Une formation dans la force de l’âge qui interpréta ce soir-là, dans des conditions pas réellement idéales (drôle d’idée d’avoir posé de la moquette sur le sol, le piano en pâtit dans sa sonorité et sa résonnance).
La Symphonie Hafner, grand classique mozartien, avec une acoustique qui restituait tout de même bien l’ambiance de cette œuvre. Le public tangérois ne bouda pas son plaisir, applaudissant à tout rompre à l’issue de ce morceau d’anthologie. Pour suivre, le concerto pour piano n°1 de Liszt, superbement interprété entres autres par une jeune pianiste qui visiblement possédait parfaitement son affaire, échappant à tous les pièges de cette partition et que nous reverrons probablement aux cimaises du gotha musical européen. Pour terminer, la symphonie n°5 de Tchaïkovski, avec un petit bémol : la taille de la salle ne permettant pas à cette formation musicale de donner tout son jus et de nous laisser apprécier ce compositeur russe dans toute son ampleur. Rien ne vaut pour ce compositeur le théâtre Mohammed V de Rabat !
15 OCTOBRE 2009
À TANGER
VISITE DE L’AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE
L’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Monsieur Ulf-Dieter Klemm, était en visite à Tanger, vendredi 2 octobre, à l’invitation de la Dmg.nord (l’association Germano-Marocaine du Nord). En fin de matinée, visite de courtoisie de S.E Monsieur l’ambassadeur de la RFA accompagné de son épouse à Dar Chérifa où Lalla Oum Keltoum s’entretint avec diverses personnalités.
INAUGURATION DE L’EXPOSITION “IMAGINATION-IMAGES”
du peintre R. Seelinge à la galerie d’art contemporain Mohamed Drissi, en présence d'une grande partie de la communaute allemande de Tanger et de Chérifa Lalla Oum Keltoum. L’inauguration était suivie d’un cocktail à la veille de la fête nationale de la RFA, dans les jardins de la délégation du ministère de la culture du Royaume du Maroc à Tanger.
De gauche à droite, Chérifa Lalla Oum Keltoum, l’ambassadeur de RFA,
l’attaché culturel de l’ambassade d’Allemagne à Rabat
et le délégué aux affaires culturelles de la ville de Tanger.
À CASABLANCA,
PREMIERE VENTE MARAUCTION DE LA SAISON
La société Marauction annonce sa première vente de la saison 2009-2010 pour le samedi 31 octobre.
A l’affiche, un programme éclectique avec, en première partie, les Arts Traditionnels du Maroc. Cette salle des ventes dirigée par Ali Tazi a en effet, depuis des années, pris le pari de mettre en avant les arts traditionnels du Maroc, faisant preuve dans ce domaine d’une constance remarquable, tout en diversifiant l’éventail de son offre. Cette fois-ci, une grande première est annoncée, avec au catalogue une vingtaine de textiles berbères d’une extrême rareté et de toute beauté, en provenance d’une prestigieuse collection particulière : voiles de cérémonie dits “tabroqs” et drapés “haïks” de qualité muséale, qui auront de quoi exciter les amateurs les plus exigeants.
Dans le même chapitre, des bijoux anciens, des livres rares sur le Maroc, ainsi que des portes de grenier dits “agadirs“ qu’on ne voit guère plus sur le marché.
La vente continuera par les tableaux des écoles marocaine et orientaliste, avec près de 70 numéros, et à des estimations on ne peut plus raisonnables (il faut savoir tirer les leçons de la crise !). On peut citer les incontournables : Binebine, Ben Yessef, Cherkaoui, Gharbaoui avec une œuvre importante datée de 1965, ou encore Fatima Hassan, Miloud Labied, Karmane et Idrissi. De ce denier, deux œuvres dont un “Arbre Magique” tout en mystère, qui fait la couverture du catalogue.
Dans la peinture orientaliste, une huile sur toile représentant la casbah des Oudayas, dûe à Henri Pontoy … Mais aussi Schmidt, Delahogue, Valès, Mantel, et Favre bien
sûr, avec 5 belles œuvres hautes en couleur.
Dame de qualité en costume oriental
Orientales, Rmili
Sans oublier une école orientaliste d’une rare maîtrise d’exécution, huile sur toile représentant une dame de qualité en costume oriental : ancienne et craquelée à souhait, mais dans un parfait état de conservation, l’œuvre date probablement de la fin du 18ème siècle. L’occasion pour les “chineurs malins” de faire des recherches d’attribution car, à n’en pas douter, elle porte la touche d’un maître prestigieux, et pourrait bien réserver une surprise de taille…
La vacation se tiendra à 15 heures 30 à la Salle des Ventes Marauction :
12 rue Ibnou Khlouiya (ex-rue de La Haye) à Casablanca. Tél :0522 29 95 36
1er OCTOBRE 2009
TANGER AUCTION Hôtel Movenpik, Tanger, dimanche 3 octobre 2009
Les ventes d’automne ouvrent le ban à Tanger par un bel ensemble de livres, photos anciennes, gravures et peintures, présenté par MM Mangez et Salhi, sous le marteau avisé de Maitre Boisgirard, célèbre commissaire priseur de la place de Paris. 122 lots en tout, à des prix de réserve revenus à des hauteurs raisonnables !
A noter, une dizaine de livres anciens des années 1930 dont un très bel exemplaire lot n°2 “Fés ou les bourgeois de l’Islam”, toujours autant d'actualité (!) par Jérome et Jean Tharaud, réédité dernièrement par le département du livre de l’ambassade de France à Rabat.
Pour suivre, quelques tirages photographiques anciens “albuminés ou argentiques” rassemblant des vues de Tanger.
A découvrir une délicate aquarelle par Jaamati, lot 41, un superbe portrait de femme par Drissi, lot n° 52, une curieuse œuvre atypique de Mantel, représentant le port d’Essaouira, une huile sur panneau à la touche épaisse, lot n°73, voilà qui nous change de ses jeunes filles pubères aux nez retroussés, bel ensemble aussi de toiles par Valès, portraits et scénes de genre (on est là aussi plus habitué à son œuvre gravée), lots 74, 75, 77, 78.
Rayon peinture “ancienne”, à découvrir cette délicate peinture “école orientalisante” “La mauresque”, lot n° 86. Une belle aquarelle par Pontoy : Vue de Moulay Idriss, lot N° 94. Presque dans la veine “cobra”, un portrait psychique par Mahfoudi Omar, lot n° 102, impressionnant, inquiétant même ! Pour cloturer, une sculpture en bronze par Ouazani, lunaire toujours …
15 SEPTEMBRE 2009
LES GRANDES SOIRÉES TANGÉROISES DE L’ÉTÉ
La cuvée 2009 des grandes soirées tangéroises répondit bien à l’attente de nos happy few (comme le dit si bien ma voisine de palier), et le Bling Bling estival battit son plein …
Toujours la même course aux invitations, toujours les mêmes têtes Vip, toujours les mêmes sourires … Tanger brille et brillera encore longtemps de ces instants paillettes !
Le coup d’envoi fut donné par le consul de France qui recevait son monde francophone le 14 juillet à la résidence en présence de Cherifa Lalla Oum Kheltoum, Moulay Zine Alaoui, S.E. Monsieur Hassad, wali de Tanger, les consuls de Grande Bretagne, de Belgique … (curieuse idée d’avoir indiqué sur le carton d’invitation les sponsors, comme si la France n'était plus en mesure d’inviter ses ressortissants !). La soirée fut de mémoire de franco-tangérois une des plus réussies depuis de nombreuses années. Un orchestre discret animait les différents buffets disséminés dans le parc.
Dar Cherifa recevait le 15 juillet à déjeuner, entre autres le consul général d’Espagne à Tanger et son épouse Madame de Carvajal (originaire de Tanger), en compagnie du vice-consul de France Monsieur de l’Ecluse, de Madame Claude de Guiringaud, du peintre Tomek , et entre autres Régis Milcent.
Le 22 juillet, Patrick Lavoix (de chez Dior) recevait en petit comité une tablée de “littéraires et autres Vieilles Pies intellectuelles” dont Tahar Ben Jelloun.
Madame G. Buttler, consul de Grande Bretagne donnait un cocktail suivi d’un dîner à l’hôtel Continental le 24 Juillet, en l’honneur du député Denis MacShane (pour la circonstance le Continental déploya ses fastes surannés et l’on eut le plaisir de retrouver cette maison sous un angle flatteur).
Une nouvelle arrivante, Monique Jouvenel Brandreth offrait un buffet le 25 juillet sur le thème de la gastronomie indienne. Arrivée remarquée le 31 juillet dans le port de Tanger d’un palace flottant, le Sea Jewel, appartenant à une altesse royale moyen-orientale, princesse qui fut reçue à Dar Cherifa le jour même à un diner assis. Le lendemain soir, rendant l’invitation, Lalla Oum Kheltoum monta à bord où un dîner fut servi.
À noter une belle soirée de gala le 7 août, donnée au profit de la Crèche de Tanger, au Mövenpik Malabata en présence de Cherifa Lalla Oum Kheltoum, de MM les consuls de France et de Grande Bretagne, de Monsieur Maillard, consul honoraire du Maroc à Lausanne. Défilé de kaftans et orchestre (chanteur vedette A. Belkhayat) animèrent à une heure avancée cette nuit de charité.
En l’absence de Patrick Broux de Laurières retenu en France (un des derniers grands noms de la noblesse française), son ami le docteur Giraud offrit comme chaque année la soirée où il fallait absolument être, le 8 août, sur le thème d’Offenbach (même si cette fête avait un goût de fin de règne). La princesse de Ginsburg, Jean du Bourg … 280 personnes (alors qu’on en attendait 180, comme d’habitude nos chers, très chers “pique-assiettes” sévirent encore en nombre cette nuit-là ! pratique détestable). Costumes et perruques d’époque (robes à crinoline, jabots, gibus et fracs) sur le thème du voyage, dîner élégant donné à table, spectacle “french cancan” clôturant le ban, donné par des amateurs issus de la noblesse européenne.
Deux jours après, notre célèbre commissaire-priseur franco-tangérois Eric Pillon et sa mère Janine Pillon (toujours aussi alerte) recevaient pour la soirée “déjantée” de la saison : disc jockey distillant une musique des années 80 et piste de danse bondée, invités ravis d’être là, de voir et surtout d’être vus ! Ambiance parisienne BoBo, élégante et de bon ton.
Déjeuner à table d’une trentaine de couverts à Dar Cherifa le 11 aout, où Lalla Oum Kelthoum en compagnie de son époux et de Lalla Rokia (sa fille) recevaient à leur tour. On put y apercevoir la baronne de Saint Didier, la comtesse de Montgelas, le bâtonnier des Hauts de Seine Philippe Dutheil et son épouse, Véronique de Carville, maître Eric Pillon.Le 15 août, Nadia Lavallée et son époux recevaient la communauté italienne dans leur maison sise à deux pas d’une curieuse église catholique construite en 1880 en pleine médina ! Entre autres aperçus le baron de Corquera Gandarillas , maître Christine Belin, avocate à Paris, maître Daniel Heck “la star des notaires, le notaire des stars”, assénait le docteur Houdret, fin connaisseur.
Finalement … Maïté et Aymé Serfati invitaient dans leur belle propriété des hauts de Tanger le 16 août. Un beau cocktail en pleine verdure, entouré de fontaines andalouses, suivi d’un dîner à table avec vue imprenable à 360° sur Tanger, en présence de Monsieur le consul de France.
Et pour clôturer la cuvée 2009, S. Ballafrej recevait le 19 août, comme chaque année en bout de saison d’été, et en véritable grand seigneur, le tout-Tanger. 150 à 200 personnes au bas mot, dont Madame Benaich, ambassadeur de Sa Majesté à Lisbonne, Farida Belyazid, réalisatrice TV, Rachel Muyal ... Pléthore d’orchestres traditionnels et folkloriques, un couple de chanteurs noirs “jazzy” de grande qualité, un superbe buffet et un service impeccable retinrent le tout-Tanger, qui ne demandait que cela, tard dans la nuit …
Ainsi va Tanger …
15 JUILLET 2009
Tétouan , “la colombe blanche, fille de Grenade” organisait pour sa deuxième édition le festival “Voix de Femmes, Voies du futur”, du 2 au 4 juillet.
Soirée de clôture à Dar Sanaa - anciennement l’académie des beaux arts indigènes (Bab el Koba) - en présence de Cherifa Lalla Oum Keltoum, très attentive à la vie culturelle de Tétouan, de la Présidente du festival, Madame l’Ambassadeur du Maroc au Portugal Karima Benyaich, de Monsieur l’Ambassadeur
d’Espagne au Maroc, de Son Excellence Monsieur le Wali de Tétouan, et du tout nouveau Maire de Tanger entre autres personnalités … Soirée articulée autour de 3 thèmes, la gastronomie typique Tétouanaise, la musique andalouse, et un défilé de kaftans et de tenues traditionnelles d’époque …
Un superbe buffet (surprenant de variété) regroupant des spécialités gastronomiques typiques de la ville de Tétouan, présenté par Madame Mouna.
Par la suite, un beau moment musical tout en retenue et en délicatesse, exécuté par un orchestre andalou et des solos par Ihsane R’Miki.
Un défilé de kaftans anciens, clou du spectacle, par Madame Aziza Jamal. Brillante rétrospective de tenues anciennes provenant des grands centres d’activité du Maroc : Salé, Oujda, Fés, Tétouan, Tanger, Rabat, etc ... et final sous un tonnerre d’applaudissements et de félicitations de Cherifa.
À noter tout au long de la soirée, des concerts gratuits donnés dans tout Tétouan, dont un sur la place de l’Eglise, un autre dans un quartier longeant la route de Rabat … Et de nombreux stands de coopératives gérées par des femmes, dont deux tenus par l’Union des Femmes Marocaines … toujours à Bab Koba !
Autre bémol de taille, la Délégation du Tourisme jouxtant le Consulat Général d’Espagne, fermé ce samedi- là, en pleine période d’été et au beau milieu d’un festival ayant rameuté une foule compacte de touristes ! Curieux , vous avez dit bizarre !!!
Entrevue à Skhirat et à l’Amphitrite, Madame Etchika Chourreau qui reprend comme chaque année ses quartiers d’été, bon séjour …
Nouveauté : la cuisine “crue” ou raw food …
Révolution dans les cuisines danoises … La nouvelle vague nous arrive donc du grand Nord. Longtemps, les grandes tables de Copenhague furent influencées par la gastronomie française, ce nouveau type de cuisine implique la consommation des produits locaux en priorité, assiette claire, saveurs nettes à l’opposé de la cuisine “atomique ou moléculaires” ! La salle est en symbiose avec la cuisine, l‘ambiance s’en ressent évidemment, le service s’implique. Quelques pistes ? Variation autour de l‘anguille fumée, du maquereau mariné et de l’angélique sauvage. Mariage de homard, oseille sauvage et foie de pigeon. Une huître critique ! … crevettes au poivre sur mousse de fèves et turbot aux épices … Mets marinés, crus laissés dans leur jus, herbes et baies sauvages ! Affaire à suivre ...
VERNISSAGES ET INAUGURATIONS EN RAFALES À TANGER !
Tout d’abord à la Galerie Delacroix, rue de la Liberté.
Aziz Abou Ali “La fascination de l’ absolu” … Vaste programme aurait dit De Gaulle ! La directrice Madame Vandoorne (en présence du consul général de France à Tanger) accueillait une assistance plus clairsemée qu’à l’accoutumée et pourtant cette exposition de superbes gravures, d’eaux fortes et de toiles de cet artiste méconnu décédé à Madrid en 1993, aurait mérité l‘affluence des grands jours ! Pour preuve cette belle plaquette en couleur reprenant quelques œuvres lithographiées et peintes de l’artiste … (seules les lithos étaient proposées à la vente à un public riche et très averti, entre 60 et 70.000 Dh !!! – une cote himalayenne, aucune toile en vente mais seulement en exposition ).
Au Musée de la Kasbah, dépendant du ministère de la Culture, place de la Kasbah.
Deux artistes en herbe, Valérie Mayan et Mathieu Blondin, présentant des travaux et autres études d’atelier qui m’ont laissé interrogatif sinon dubitatif, la salle du ministère de la Culture mériterait peut-être mieux ?
À noter à la Galerie Dar d’Art, fin juillet et tout au long du mois d’août, une belle exposition par Anne Teuliére Loukianoff d’eaux fortes, gravures et multiples, intitulée “Une vie, une œuvre” … Anne réside au Maroc depuis de longues années en compagnie de son époux (ancien architecte au Maroc à la retraite).
Et bien sûr !!! Les grandes soirées privées qui font le succès du Tout-Tanger estival cosmopolite, sont déjà à l’ordre du jour avec un calendrier bien chargé, je vous en reparlerai. 2009 promet d’être un cru de haut exotisme Pi Poules et Vieilles Pies
AFFAIRES DE PALACES... TOUJOURS PLUS !
1er JUILLET 2009
Une cinquième étoile pour les meilleurs hôtels en France, c’est fait ! Et chez nous : nos palaces relèvent-ils bien tous de l’attribution de cette fameuse 5e étoile ? La guerre est ouverte depuis quelques mois, principalement dans la capitale du Sud où l’on attend, évidemment avec une impatience non dissimulée, ce que vont nous distiller les grands décorateurs convoqués à la rénovation de La Mamounia (ce que l’on peut en voir sur le site internet - en construction - donne à penser que nous nous dirigeons vers de l’artisanat marocain haut de gamme). Le Royal Mansour, situé à deux encablures de notre Vieille Dame est sur le point d’ouvrir aussi et vise une clientèle exclusive : uniquement des villas privées, et le service effectué en sous-sol.
Dernièrement, la chaîne Barrière a ouvert ses portes et, déjà, on parle - mezzo voce - de la mise en veilleuse de cette belle unité pour la saison d’été ?) …
À toutes ces adresses prestigieuses, s’ajoutent quelques hôtels plus confidentiels, adhérents de chaînes internationales reconnues dont Les Relais & Châteaux, Leading Hotels of the World, etc ...
Mais sous les ors, les tentures cramoisies et les courbettes … La bataille va être rude, les couteaux sont déjà sortis, car la clientèle ciblée, étrangère globalement, en veut toujours plus ! Les hostilités vont redoubler avec cette crise bien visible (pas besoin de sortir de Saint-Cyr : dernièrement une tournée sur Marrakech des restaurants qui tournent correctement habituellement, m’a laissé ébahi par une fréquentation inhabituelle à la baisse).
Les commerciaux de ces grandes enseignes vont engager une bataille des prix et des offres qui risque de laisser des traces. Et puis il y a cette fuite en avant des patrons de palaces : en offrir toujours plus à une clientèle blasée qui n’hésite plus à changer d’adresse pour un oui pour un non. Elle est bien finie cette époque bénie où certaines grandes familles débarquaient à date fixe avec armes, bagages et personnel, sans même avoir réservé d’une année sur l’autre ! Désormais, il faut ramer et chercher le client, lui offrir de l’exclusif, de la nouveauté, du décoiffant, du tendance !
Les goûts culinaires ont bien changé aussi, finie l’époque où un restaurant de cuisine marocaine et de cuisine dite “internationale” suffisaient à rassasier le client ! Japonaise, thaï, russe … toutes les cuisines sont appelées à la rescousse !
FOOD MAGAZINE
Édité au Maroc, ce journal spécialisé dans la filière alimentaire et ses nouveaux produits (hiii tec) est une source d’information de qualité pour la profession, incontournable … Relevé dernièrement une ponte originale de nos grands groupes alimentaires (ils sont impayables !) : Le Whil, inhalateur de saveur (sic). Mode d’emploi, je vous le donne en mille : porter le tube aux lèvres pour aspirer des microparticules de poudre de chocolat (bof), celles-ci se posent sur la langue, distillant Les essences de ses arômes … Passez muscade. Voilà qui devrait plaire à nos chefs “toqués” spécialisés en cuisine – moléculaire et bientôt atomique – charmante perspective !
QUELQUES RÉSULTATS DE NOS SALLES DES VENTES
Pour Casablanca Tanger Auction, Ali Tazi a sauvé plus que les meubles dans cette période troublée ou les spéculateurs de tous poils ne savent plus à quel Veau d’Or se vouer afin de sauver ce qui peut l’être encore !
Une bonne centaine de personnes finalement ! Rayon Bijoux berbères (lot n° 20) un Tour de cheville argent et or a trouvé preneur à 50.000 Dh, une belle paire de fibules émaillées (lot n°11) à 40.000 Dh. Côté Bibliophilie, on constatera un léger tassement de la demande : le lot n°40 par le Capitaine Grasset “À travers la Chaouia” adjugé à 6.500 Dh, le n°44 “Berbérie Orientale” trouva preneur à 18.000 Dh. “Les Cahiers des Arts et Techniques d’Afrique du Nord”, bien qu’incomplet poussé par un amateur éclairé à 17.000 Dh.
Autre belle initiative d’Ali Tazi, tâter et ouvrir la cote des tissages anciens en Afrique du Nord (après la parution du livre traitant de ce sujet par F. Damgaard) Le lot n°32, Tissage de Benyacoub, figurant sur la page de couverture du catalogue, âprement bataillé jusqu’à 35.000 Dh, les lots n°30 et 31, deux châles d’épaule d’Ait Abdallah arrachés à 19.000 Dh.
À noter que l’Ecole d’Essaouira (tableaux comme totems) cette fois-ci s’effondra et qu’une toile de G. Curtis représentant un Marabout (lot 99) atteignit la somme de 50.000 Dh, qu’un dessin de Saladi (sans contestation aucune !) fit 30.000 Dh. Surprise dans la salle lorsqu’une toile de Bougari (lot n°141) représentant une kasbah s’envolat à 45.000 Dh. Autre belle surprise, un peintre d’Asilah décédé, Brahim Joubari trouva preneur à 18.000 Dh …
VENTE MAMOUNIA BIS
À La Mamounia, deuxième vente aux enchères ! Surpris par l’engoûement et les résultats de la première vacation, le commissaire priseur Aguttes change le programme original et organise en catastrophe une seconde vente avec le 2e choix, les 24,25 et 26 juin. Ou comment faire du neuf avec du vieux … La Mamounia nous étonnera toujours … …
JUIN 2009
Palace et Petits Potins !
La Mamounia vend ses meubles, La Mamounia vend (peut-être) son âme !
“Family had such memorably happy times ; and I am proud to see how La Mamounia guards and cherishes the memory of my father”.
Mary Soames - born Churchill - Octobre 2002
Affluence record pendant 4 jours de vente, adjudication en folie … L’étude Aguttes (commissaire priseur à Neuilly et Lyon) eut le nez creux en plaçant les estimations sur son catalogue de vente joliment intitulé “Un mythe, un palace, une légende” (290 pages, belles photos et descriptifs précis, vendu 60 Euros) à des prix dérisoires !
L’empoignade et la température aidant firent battre des records dont certains inattendus, échappant à toute logique. Tout ou presque, du mobilier et des objets de notre Vieille Dame, est passé aux feux des enchères, dont le superbe et imposant lustre du hall d’entrée (lot n°109) !
Des petits coffres de Chaouen adjugés 600/ 900 euros. De banales lanternes de jardin en fer forgé, ajourées, adjugées 600 euros pièce, montant auquel il faut ajouter 24% de frais de vente et 20 euros de timbre !!! Cerise sur le gâteau l’euro converti à 12 Dh !
Les fauteuils, sur un modèle de Leleu, réédition de 1986, adjugés en moyenne entre 3.000 et 1.400 euros. À noter les superbes sellettes hautes, situées dans l’entrée, marquées du fameux “M” et les guéridons ronds à trois ailettes estimés 800 euros, qui s’envolérent vers des sommets (lot n°186 ).
Secteur bronzes, d’après Chiparus, “La Femme aux lévriers”, visage en ivoire, située dans une vitrine de l’entrée (lot n°110 ). La paire d’Atlantes situés à l’entrée du Spa (composée de coquillages d’un kitch absolu) partit à 40.000 euros frais compris. Un des bureaux avec son siège et son armoire marquetée en os, se trouvant dans l’entrée du palace est parti à 18.000 euros contre toute logique (lot n°93).
La vente de l’argenterie siglée du fameux M vit aussi quelques belles empoignades ! Seaux à champagne, cassolettes, bols à caviar (lot n°1209), une carafe à décanter et son petit plateau en argent chantourné marqué Mamounia estimé 30/50 euros, arrachée à 1.632 euros !
Les aficionados de cette grande maison purent admirer une dernière fois le logo original de La Mamounia “Fontaine de Fès” gravé sur d’anciens verres de la première époque (lot n°1339) acheté par un couple de français habitant en médina de Marrakech. Les antiquaires et autres marchands décorateurs présents ne purent que compter les points avec dépit. La marchandise étant adjugée largement au-delà de ce qu’ils étaient prêt à mettre pour s’assurer une commission à la revente ! Scène rarement vue dans le milieu professionnel !
La Mamounia a toujours fait rêver et nous avons vendu du rêve … déclarait le commissaire priseur à l’issue de cette vente marathon.
À noter que du petit mobilier se trouvait déjà en vente dans certaines galeries de la place bien avant la vente aux enchères … D’où sortait il ??? Le diable en rit encore !
Mais aussi des toiles de Besancenot, du Glaoui, de Mantel, le plafond peint par Majorelle situé au restaurant l’ Impéria ... Les verreries et plaques de Lalique n’ont pas été présentées à la vente et devraient, en toute logique, être replacés dans la nouvelle mouture que nous concocte le Prince de la Décoration Internationale Jacques Garcia … Affaire à suivre !
N.B.: L’étude Aguttes propose à Drouot Richelieu Paris le 19 juin 2009, une vente d’orientalistes, dont un superbe Majorelle intitulé “Souk à Marrakech”, de Jean Gaston Mantel, une magistrale “Fantasia”, vive et colorée, de Pontoy et une “Entrée de Village au Maroc” (représentant très certainement la Kasbah d’Anemiter) …
VIGNOBLES D’ESSAOUIRA - OUNAGHA …
Pour la petite histoire le cépage le plus méridional de l’hémisphère nord en terre d’Afrique !
Depuis quatorze ans maintenant, le propriétaire du domaine du Val d’Argan propose une large gamme de vins rouges, rosés et blancs, dans plusieurs gammes de prix et de qualité. La Gazelle de Mogador, le Val d’Argan et, dernièrement, une cuvée d’exception appelée “Orient du Val d’ Argan”, un vintage blanc (très concentré, presque liquoreux et … sec !). Incroyable alchimie démontrant tout le talent de Charles Mélia.
Production 150.000 cols pour 20 hectares de vignes, c’est dire que le qualitatif prime dans cette maison sur le quantitatif (on ne fait pas pisser la vigne !).
Cette année, le Val d’ Argan s’agrandit avec 30 hectares plantés. Résolument tourné vers le marché marocain, quelques bouteilles sont envoyées dans de grands restaurants de la Côte d’Azur où Charles Mélia possède aussi le domaine du Château de la Font du Loup, cépage Châteauneuf du Pape AOC (Appellation d’Origine Contrôlée).
Tiens, au fait … ce serait bien qu’au Maroc, on en vienne à ce type de classification et de protection des appellations. Cela nous éviterait certains mélanges exotiques ! Certains maux de tête et autres réveils douloureux !).
À AGADIR
PRÉSENTATION DU LIVRE DE FRÉDÉRIC DAMGAARD
“COULEURS BERBÈRES, D’ESSAOUIRA À AGADIR”
Et de deux cette année ! Frédéric Damgaard présentait son nouveau livre à Agadir, rassemblant une somme impressionnante d’objets usuels et tissages sur la culture berbère au Maroc, un ensemble ethnologique de haute volée qui marque d’une pierre blanche nos connaissances de cette grande peuplade ! Portes et bordures de fenêtres peintes de vives couleurs, plafonds et poutrages peints (comme quoi certaines belles âmes architectes marrakchies n’ont rien inventé !), autres variations originales sur les “bonnets” pour marins et explications de texte !
Voir aussi les petites sacoches et tapis à motifs presque “mexicains” pour certains ? Le clou, à mon goût, de cette visite guidée photographique, ce “grenier fortifié” à l’entrée d’Agadir, à Imechguigue – murs en pierre sèche sans liant - une véritable merveille architecturale, délicate dentelle de pierres plates assemblées, à classer d’urgence au Patrimoine National marocain.
Autre surprise de taille “les rochers peints” au sud de Tafraout … Artistes anonymes ! surprenants.
PREMIÈRE ESCALE DU BELEM À TANGER (mai 2009)
Un événement à Tanger, le célèbre trois-mâts, construit en 1896 à Nantes, a accosté au port le samedi 9 mai 2009 pour la première fois.
Le président du directoire de la SGMB, Monsieur Albert Le Dirac’h invitait la gentry tangéroise à admirer et visiter l’un des derniers voiliers en service sur les mers du globe.
Visiteurs de marque, Cherifa Lalla Oum Keltoum accompagnée de Moulay Zine Alaoui, honoraient de leurs présences cette belle soirée et furent accueillis à leur arrivée par Monsieur Le Dirac’h et Monsieur Mohamed Morabit directeur régional de la SGMB Tanger Tétouan. Etaient présents, Monsieur Hakim Oualit président CGEM Tanger Tétouan, Adil Alaoui président de la Fondation Tanger Médina, Madame et Monsieur Tafersiti président de l’association Al Boughaz, Monsieur Boucetta président des hôteliers de la Ville de Tanger, Eric Gavoty secrétaire général de la Fondation Belem …
À noter la prestation musicale de grande qualité de Madame Christi Caro, dans le registre jazz et grands classiques français des années 60/70 ! Histoire d’un Monument historique flottant !
L'émotion est perceptible lorsque le Belem se découvre à quai, ses haubans éclairés. L'émotion, c'est peut-être l'un des meilleurs termes pour qualifier ce vénérable bateau qui sillonne les mers depuis 109 ans (commandant Monsieur Perry). Décaper, peindre et réparer
C'est le dernier “trois-mâts barque” que la France possède encore …
Pour entretenir ce monument du patrimoine, le travail est énorme et permanent. Le coût de fonctionnement du bâtiment atteint 1,5 million d'euros par an. Outre sa période annuelle d'entretien en cale sèche, c'est au jour le jour que l'équipage astique, répare et prend soin de son vaisseau. Malgré son grand âge, le Belem garde son allure majestueuse. Long de 58 mètres pour un déplacement de 700 tonnes, il lui arrive encore de dépasser les 12 nœuds. Pour cela, les marins doivent manœuvrer trois mâts et 22 voiles. Une opération très compliquée la première fois. Difficile en effet de s'y retrouver entre le grand cacatois, les drisses, les écoutes et autres nœuds de bosse !!! Bateau école pour tous
Navire école depuis 1986, le Belem embarque 2000 stagiaires par an. Tirer sur les cordages, tenir la barre, monter dans les vergues mais aussi lustrer les cuivres et assurer le service de table ; monter sur le Belem, ce n'est pas partir en croisière mais faire partie intégrante de l'équipage. C'est une forme de solidarité qu'on a un peu oubliée de nos jours. Ici, on redécouvre la vie et la nature. 119 ans et plusieurs vies
Ultime représentant de ces centaines de voiliers que comptait la marine marchande à la fin du 19ème siècle, le Belem a été construit en 1896 aux chantiers Dubigeon de Nantes. Affecté aux liaisons commerciales avec l'Amérique du sud, il échappe miraculeusement à l'explosion de la montagne Pelée, en 1902. Racheté douze ans plus tard par le duc de Westminster puis par le brasseur Guinness, il sert de yacht privé jusqu'en 1951. Le voilier rejoint alors l'Italie où il est transformé en navire école pour les orphelins de la mer, les petits “marinareti”. Abandonné quelques années plus tard, il ne sera retrouvé qu'en 1979 par un amoureux des vieux gréements. Racheté par les Caisses d'Epargne, il est ramené en France et réparé. Classé monument historique et géré par la Fondation Belem, il reprend sa carrière de navire école en 1986. Fondation Belem - 23 rue de la Tombe-Issoire, 75014 Paris - Tél.: 00 33 (0) 1 58 40 46 46 http://www.fondationbelem.fr
MARRAKECH :
LA PRINCESSE AUERSPERG REÇOIT À BLED TARGUI (mai 2009)
Comme chaque année à la même époque pour son retour au “bled”, S.A.S. la Princesse Auersperg avait convié des amis autrichiens et marocains dans son domaine de “Bled Targui”. C’est une des dernières grande maison de maître où cette tradition annuelle a encore cours : ouvrir grandes les portes aux amis en début de saison !
La noblesse autrichienne était représentée en force, la princesse est salzbourgeoise et habite le Bled depuis plus de 25 ans, chaque printemps, chaque automne. S.A.S. réside à Kitzbühel le reste du temps en été et en hiver …
En grande conversation, le prince Hohenberg et le duc de Württemberg admiraient le parc parfaitement entretenu depuis le toit-terrasse. La comtesse Clary s’entretenait savamment des souks marrakchis avec le duc d’Arenberg. La baronesse Mayr-Melnhof, le comte Bismarck et le prince Lobkowitz déambulaient dans le parc en attendant l’ouverture d’un buffet mêlant gastronomie autrichienne et marocaine.
Une pensée pour Bill Willis, décédé il y a quelques mois, qui fut avec Adolfo de Velasco, la Comtesse Boul de Breteuil , Yves Saint Laurent ... l’un des habitués de cette grande demeure aux allures de Tyrol marocain !
Ce sont eux aussi qui firent pour partie et font toujours la réputation “huppée et vraiment chic” de la Capitale Rouge …
Petit bémol à cette soirée, la sortie mouvementée pour les invités marocains et étrangers résidant en ville : une nouvelle discothèque-restaurant de nuit et fitness, qui vient d’ouvrir ses portes juste en face, en plein quartier résidentiel et à quelques pas de deux écoles pour enfants. Les voitures des clients du dit établissement, “délicate attention”, bloquèrent la sortie des invités jusqu’à près d’une heure 30 du matin, garées devant les portails du domaine sans vergogne … Sans compter une musique assourdissante diffusée par la sono de la discothèque jusque 4h30 du matin ! Vous avez dit “zone résidentielle” ?
Surprise totale, quelle image donnons-nous dans de telles circonstances ? Il serait dommage que tous ces gens à fort potentiel médiatique délaisse Marrakech ! S.M. l’impératrice d’Iran s’est déjà installée à Taroudant, Patrick Guerand Hermès a quitté Marrakech pour Kénitra …
ÉCHOS TANGEROIS (avril 2009)
La petite-fille de Nebot, qui fut jadis le propriétaire du célèbre restaurant L’Auberge, à Témara, quitte le restaurant L’Océan, au Cap Spartel, pour s’installer à son compte avec son époux, toujours dans la capitale du Nord … et après on nous dira que Tanger s’endort sur ses lauriers ? Il est à espérer qu’elle pourra donner libre court à son savoir-faire cette fois-ci !
Du bien bel ouvrage à la Galerie Delacroix, ce mercredi 15 avril ! Coup de maître pour cette exposition jumelée d’un ensemble de feuilles lithographiées, signées Wifredo Lam, en pendant des toiles de Binebine, le tout en hommage à l’écrivain Aimé Césaire, décédé dernièrement. Le ban et l’arrière-ban du Tanger des grands jours ! L’ Ambassadeur de France avait fait le déplacement comme chaque année et invitait ensuite au Consulat les élites intellectuelles et artistiques de la Capitale du Détroit.
Distingués parmi l’assistance, le Président de l’ Atrac (qui fut dernièrement l'invité d'honneur d'une grande soirée donnée par le Consul Général de France à la Résidence de Tanger), Lalla Malika, vice-présidente de l’ Atrac et, cerise sur le gâteau, le discours attendu et toujours lyrique de Marie Christine Vandoorne ! Un texte d’Aimé Césaire lu par Benjamin Daniel, tiré d’un des premier recueils de poème du chantre du métissage ! Résultat logique, une salle comble, l’assistance débordait largement sur le trottoir …
Nous sommes loin des élucubrations artistico-comiques du précédent Directeur de cet Institut !
Rayon édition, à découvrir (décidément notre Directrice des Instituts Français pour le Nord est une hyperactive !): un roman qu’elle vient d’éditer, intitulé “La Danse de la mémoire), édité chez Abramo, en vente à la Librairie Page & Plume de Tanger.
MAR'AUCTION À CASABLANCA (avril 2009)
À feuilleter le catalogue de Mar'Auction (cette maison de vente qui se singularise, non pas par la fréquence rapprochée de ses ventes aux enchères, mais plutôt par la qualité du contenu de ses catalogues), on constate que les prix de réserve ont su garder "leurs sages réserves" et qu'il y a encore matière à faire des affaires. La dernière en date présentait un superbe ensemble de bijoux berbères de la plus belle facture (à noter que toutes les estimations indiquées sur le catalogue ont été largement dépassées), des Pontoy de qualité, des natures mortes d'un artiste qui mérite d'être découvert : Kharmane, technique académique mais parfaitement exécutée.
Deux peintres, R'mili et Toumi, ont largement dépassé les estimations, Toumi 50.000 Dh pour une estimation de 15.000 Dh et les 2 R'mili présenté dans cette vente ont obtenu au marteau, respectivement 34.000 et 48.000 Dh.
Le superbe Tabal de l'époque Damgaard en photo sur le catalogue "Les Artistes singuliers d' Essaouira" a fait grimper les enchères à hauteur de 40.000 Dh ...
La prochaine vacation dirigée par Ali Tazi aura lieu vers la mi-juin (avant de partir en vacances Mesdames, préparez vos économies !) : à distinguer, un lot de bijoux berbères et citadins de qualité exceptionnelle, de rares tissages du Haut-Atlas (voiles berbères teints au henné). De nouveau, trois œuvres peintes par Tabal et un totem représentant un joueur de Guembri. Un beau Georges Curtis représentant un coucher de soleil sur les environs de Rabat ! Quelques peintres marocains surprenant, à découvrir d'urgence, dont Raim Jabari et Sayed Madani. Rayon Bibliophilie : des livres anciens sur le Maroc dont le bien connu, écrit par Amicis, "Le Maroc" édité par Hachette en 1882 (tirage de prestige, tranche dorée à l'or fin, format in 8° et couverture mosaïquée) MAR'AUCTION - 12, rue Ibnou Khalouiya, Casablanca
Que dire alors de certains guides comme le Guide du Routard (février 2009), qui dans sa dernière livraison et celle de l'année dernière descend en flèche des adresses connues et appréciées globalement par la critique, au Maroc et à l'étranger ? Pour exemple, pendant plus de huit ans, Dar Mima, en médina, qui fut une des premières enseignes à proposer de la cuisine marocaine à la carte ! On peut toujours y dîner en commandant seulement un tajine avec une demie bouteille de vin (ou de l'eau évidemment) et s'en sortir autour de 150 / 200 Dh (le thé est toujours offert avec les gâteaux marocains) ...
Cette adresse, tenue par une femme, était citée comme le chouchou du Guide et le préféré de ses lecteurs ! Passé à la trappe alors que la qualité globalement n'a pratiquement pas baissé ???
Cette année, c'est le tour du Jacaranda qui fut pendant des dizaines d'années la référence de ce guide à géométrie trop variable. La rédaction détaillait les menus et relevait les annotations louangeuses des clients du Guide ... et puis Vlan ! Aux oubliettes dans la dernière livraison...
C'est aussi le cas de Ahmed, de l'Araignée Gourmande à Oualidia, qui n'en revient pas d'avoir été éjecté sans autre forme de procès ! Quelle(s) mouche(s) ont bien pu piquer le Routard de service ?
Cerise sur le baba au rhum, le restaurant Bagatelle à Gueliz, fermé, vendu, détruit depuis plus de deux ans, transformé actuellement en immeuble de rapport, est toujours cité dans le dit Guide qui continue à vanter l'accueil de la patronne !!! Sérieux, vous avez dit sérieux ?
Par contre d'autres tables que je ne citerai pas (par bonté d'âme), totalement touristiques, à mon goût sans trop intérêts, défendent désormais la gastronomie marrakchie !
À qui se fier ?
Seraient-elles sur le site Internet ? Et auraient elles accepté de participer financièrement à cette aventure commerciale qu'est devenue le Guide du Routard ???
Va savoir ... Je sens que je vais encore me faire quelques copains !
- On murmure dans les chaumières de la capitaledu Sud (Marrakech) que Villa Rosa serait sur le point de fermer (février 2009) ...
- L’hôtel de la Renaissance n’en finit plus de reculer sa date d’ouverture (problèmes techniques à répétition, retards des entreprises pour remettre leurs parts de chantier, remontées d’eau de la nappe phréatique dans les sous sol...).
- Le Grand Sud, résidence hôtelière en gestion du groupe “Grand Café de la Poste et Bo Zin” vient de rouvrir après des travaux importants, sous le nom de "Bab Hôtel", je vous parlais de cette table et de son chef de cuisine, il y a 3 mois ...
- Ouverture d’une Sandwicherie de “grand luxe” à l‘enseigne Saint Germain, avenue Hassan II. Tarifs des sandwichs entre 40 et 60 Dh, à noter qu’en prime pour le prix, il est interdit de fumer... Ben voyons, encore une restriction de notre espace de liberté et Pandore ne fume pourtant pas ! À vouloir faire comme l’Europe, on perdra certainement des plumes ici encore.
- Marrakech recevait dernièrement un groupe de vingt six jeunes “futurs” professionnels du tourisme, qui préparent leur BTS de vente et productions touristiques, l’occasion pour eux de multiplier les rencontres professionnelles, entre autres au Kenzi Farah, au Sofitel, aux Jardins de la Koutoubia et au Palmeraie Golf Palace. À cette occasion, ils ont pu découvrir toutes les richesses du patrimoine touristique marocain ainsi que la variété de la gastronomie au Maroc ! Cet Eductour a pu être mis en place grâce au soutien du Président de la Région Ile de France, de la RAM, du PDG des hôtels Kenzi et de Monsieur Skalli, directeur de l’Agence S’Tour.
A Tanger, la petite-fille de Nebot, qui fut jadis le propriétaire du célèbre restaurant L’Auberge, à Témara, quitte le restaurant L’Océan, au Cap Spartel, pour s’installer à son compte avec son époux, toujours dans la capitale du Nord … et après on nous dira que Tanger s’endort sur ses lauriers ?
Il est à espérer qu’elle pourra donner libre court à son savoir-faire cette fois-ci !
A Tanger, Du bien bel ouvrage à la Galerie Delacroix, ce mercredi 15 avril ! Coup de maître pour cette exposition jumelée d’un ensemble de feuilles lithographiées, signées Wifredo Lam, en pendant des toiles de Binebine, le tout en hommage à l’écrivain Aimé Césaire, décédé dernièrement. Le ban et l’arrière-ban du Tanger des grands jours ! L’ Ambassadeur de France avait fait le déplacement comme chaque année et invitait ensuite au Consulat les élites intellectuelles et artistiques de la Capitale du Détroit.
Distingués parmi l’assistance, le Président de l’ Atrac (qui fut dernièrement l'invité d'honneur d'une grande soirée donnée par le Consul Général de France à la Résidence de Tanger), Lalla Malika, vice-présidente de l’ Atrac et, cerise sur le gâteau, le discours attendu et toujours lyrique de Marie Christine Vandoorne ! Un texte d’Aimé Césaire lu par Benjamin Daniel, tiré d’un des premier recueils de poème du chantre du métissage ! Résultat logique, une salle comble, l’assistance débordait largement sur le trottoir …
Nous sommes loin des élucubrations artistico-comiques du précédent Directeur de cet Institut !
Rayon édition, à découvrir (décidément notre Directrice des Instituts Français pour le Nord est une hyperactive !): un roman qu’elle vient d’éditer, intitulé “La Danse de la mémoire), édité chez Abramo, en vente à la Librairie Page & Plume de Tanger.
A Tanger, La directrice des Instituts Français pour le Nord du Maroc conviait la presse à une conférence, au Palais Moulay Hafid, afin de présenter la prochaine cuvée du Salon International de Tanger des livres et des Arts, en association avec l'ATRAC et son éminent président Monsieur Larbi R'miki, qui pu distraire quelques heures de ses activités londoniennes, puisqu'il vient d'être nommé attaché culturel près l'ambassade du Maroc, afin d'assister à cette réunion.
Marie-Christine Vandoorne, directrice des I.F pour le Nord put détailler de façon magistrale cette vaste manifestation, une rencontre entre la littérature et les autres formes de la création artistique, avec beaucoup d'intervenants participant à de nombreuses tables rondes en provenance de tout le pourtour de la Méditerranée. À noter une initiative heureuse, un prix littéraire décerné par de jeunes lycéens et collégiens de la région Nord.
Lalla Malika était présente, ainsi que l'attaché culturel de l'ambassade d'Italie à Rabat. Dans l'assistance, on reconnaissait aussi Rachel Muyal qui défendit bec et ongles un livre sur la ville de Tanger, paru dernièrement ...
A Rabat, le Cinquiéme Rallye du Corps Diplomatique, placé sous le Haut Patronnage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, entre le 13 et le 15 mars, a regroupé 26 nations. Un point de presse était organisé le 11 mars au siége de la Wilaya de Rabat en présence de deux ambassadeurs …
Cette année, destination le Nord du Maroc, au départ et au retour par Salé … Chefchaouen, M’diq, F’nideq, Ouezzane et Larrache, parcours de régularité sur routes goudronnées, de montagne et de plaine. Des paysages superbes laissant admirer un Maroc tolérant, accueillant et sûr !
A Agadir, “TAPIS-TABLEAUX” DES FEMMES AMAZIGHES …
Vernissage (encore que le terme ne soit pas réellement approprié pour des tapis) en grande pompe ce vendredi 20 mars au Musée Municipal du Patrimoine Amazighe d’Agadir, avenue Hassan II, afin de fêter dignement la Journée mondiale de la femme, avec une salle pleine comme un œuf … et une panne d’électricité vers le milieu de la soirée …
À premiére vue, le mélange des genres, tableaux / artistes peintre et tapis / tisserandes ne saute pas aux yeux, il fallait tout le talent de notre ami Frédéric Damgaard, grand découvreur devant l’éternel qui innova en trouvant des points de concordance entre ces deux mondes. Curieusement ces tapis humbles, résultat d’un travail ereintant et repétitif de ces femmes de la campagne, ont été exposés dans les plus grandes salles en Europe et aux Usa et finalement, enfin, au Maroc et à Agadir …
Salle comble et belle assistance fournie de nombreux notables de la cité, venus non pas pour sacrifier à une corvée officielle mais en tant qu’amateurs d’art. On apercevait notamment le consul général de France, Monsieur Julien Perrier et son épouse, le consul honoraire du Royaume de Norvège Monsieur Salimi et Madame, le maire d’Agadir était représenté par sa charmante épouse Madame Myriam Kabbaj et par le vice-président du conseil communal d’Agadir, Mohammed El Halaîssi.
En somme une grande famille, amateurs d’art et de culture amazighe locale, était réunie autour de cet événement en faveur d’un art à connaître et à faire connaître … Reportage et photos
A Agadir, Retour sur image avec Frédéric Damgaard avec qui nous faisons le tour des galeries d’art et autres boutiques de luxe. Cette ville côtière mue à une vitesse stupéfiante, les offres financières au niveau de la restauration restent dans une fourchette sage et modérée .... La capitale du Souss finit de se doter d’une magnifique marina dont je vous avais déjà entretenu lors d’un précédent article l’année dernière. Entouré de beaux immeubles de haut standing comportant 3 ou 4 étages tout au plus avec loggias, vue mer ou plage, le bassin de la marina abrite déjà plus d’une centaine de bateaux de plaisance luxueux, et ce n’est qu’un début, nous affirme t-on. Il y a effectivement de la place pour bien davantage de voiliers et d’élégants bateaux à moteurs. Les rez-de-chaussée de toutes les constructions entourant l’énorme plan d’eau au centre de la marina sont aménagés avec goût (pour une fois). Déjà, bien des magasins et boutiques de luxe (réunissant la fine fleur des marques du triangle d’or parisien) sont déjà ouverts au public et d’autres sont en cours d’installation pour inauguration prochaine. D’ores et déjà, se profile à l’horizon une clientèle chic et Pi Poules qui y retrouvera ses marques, ses repères, et ses habitudes. Les grands noms de la confection haut de gamme présentent dans de beaux espaces leurs collections pour femmes, hommes et enfants. Des bottiers, selliers, chapeliers sont aussi présents. Des chocolatiers et autres confiseurs, glaciers sont déjà installés, magasins de cadeaux, porcelaines et cristalleries, rien ne manque aux nostalgiques de la rue Saint-Honoré ou de la Croisette à Cannes. Cette marina est une belle réussite à saluer, à l’image des ports de plaisance de la Riviera, de la Côte d’Azur.
Heureux propriétaires qui occupent les appartements ici, heureux happy few qui font leur shopping dans ces magasins, cette marina constitue un grand atout pour le tourisme haut de gamme à Agadir. Le site a déjà attiré un événement de grande importance. 28 yachts et voiliers classiques sont venus de toute l’Europe faire une escale de trois mois à Agadir avant de se lancer dans une course-croisière en traversant l’Atlantique. Certains de ces bateaux magnifiques sont de véritables objets de musée et de collection, des trois mâts, la coque en acajou, dont le plus ancien construit en 1914 et d’autres qui datent des années 1930 qui appontèrent lors de cette première étape de Douarnenez reliant ainsi la Bretagne à Agadir.