LE 15 JANVIER 2010
CLIENTS PLUS EXIGEANTS ET PLUS RADINS ?
IDÉE REÇUE !
Des idées reçues, quelle profession ou quel secteur d'activité n'en connaît pas ?
Le tourisme, l'hôtellerie et la restauration en sont largement pourvus. Parfois, les idées reçues font sourire. Parfois, elles sont ridicules. Parfois ce sont des contrevérités. Parfois aussi, elles sont dangereuses pour la bonne compréhension de la profession, voire pour ses intérêts. Des idées reçues circulent communément par le bouche-à-oreille, mais aussi au travers d'articles de presse lus ici et là, ce qui est plus gênant. Elles sont le fruit d'interprétations ou encore de la bêtise, tout simplement. Pourtant, on leur donne souvent, à raison mais le plus souvent à tort, du crédit.
“Les clients sont de plus en plus exigeants et de plus en plus radins !”
Cela revient à chaque fois comme une rengaine triste et répétitive. Les professionnels qui s'expriment ainsi le disent comme pour excuser généralement leur incapacité à satisfaire leurs clients ou à suivre les nouvelles modes de consommation. Nos clients sont effectivement mieux éduqués, plus alertes, plus habitués à consommer au plus juste prix et surtout à comparer à travers internet !
Du coup, ils savent mieux qu'un débutant comment débusquer et reconnaître la bonne prestation de la mauvaise. Mais leur habitude de consommer leur permet aussi de savoir ce qu'ils peuvent exiger, notamment en restauration. Comment admettre de payer le prix fort pour un repas qui se compose au restaurant de tout ce qu'on trouve chez soi, voire parfois en moins bon ? Servir, par exemple, une béarnaise ou une mayonnaise industrielles, sans saveur, dans un restaurant, ne peut pas plaire à des clients qui ne sont pas dupes de la supercherie. Servir des eaux “de source !” en bouteilles de plastique à l’identique de celle que l'on trouve chez l’épicier du coin, mais en payant 8 fois plus cher, reste difficile à justifier. Comment accepter de payer sans sourciller un café à 8 Dh dans un café très quelconque, avec en prime un serveur antipathique et un mobilier usé et sale ?
Que dire des prix “publics” affichés par nos hôteliers, bien souvent à des hauteurs élyséennes ! 2.500 ou 3.000 Dh la chambre dans des quatres étoiles, tarif qui n’a rien à voir avec celui facturé au final aux malins qui savent manœuvrer ! Que dire des prix affichés sur internet ? La moitié, sinon le tiers du prix public au Maroc, bien souvent couplé au prix d’un billet A.R. Europe-Maroc, mais … payable par carte de crédit en devises fortes …
En ces périodes de crise, certains hôteliers feraient bien de revoir leurs copies et ouvrir largement leurs hôtels à une clientèle nationale “riche” qui refuse de se laisser “embourber” à des tarifs que la morale financière réprouve !
Résultat, pour le même prix, bien souvent toute cette belle bourgeoisie s’envole pour l’Espagne, la France ou les … Canaries. Un comble ! On ne saurait leur jeter la pierre … Un sou étant un sou, désormais et pour tout le monde !
Par conséquent, il faudra bien reconsidérer les consommateurs comme des êtres capables de faire la part des choses entre le bien et le mal, entre le bon et le mauvais. Le restaurateur et l’hôtelier ne sont-ils pas des professionnels supposés apporter une valeur ajoutée ?
Quoi qu'il en soit, le client est prêt à dépenser plus, à condition qu'on lui serve quelque chose de qualité. Quant aux dépenses, n'a-t-on pas le droit d'avoir des exigences en contrepartie du versement de son argent, généralement durement gagné ? Doit-on dans ce cas s'étonner que les Marocains prennent de moins en moins le chemin des hôtels au Maroc, si l'originalité et la qualité de leur prestation baissent ? Doit-on s’étonner si on retrouve aux quatre coins de l’Europe tous ces nationaux qui, in fine, y trouvent leur compte ??
That is the question (sic) …
Pandore - Publié dans Le Canard Libéré
FRICASSÉE DE CHAMPIGNONS
Repris “brut de décoffrage” :
un courriel reçu d’un couple d’étrangers ayant créé une petite entreprise de collecte de champignons … au Maroc :
“Après une petite tournée clientèle, hier sur Casa, et un excellent déjeuner avec le chef André Halbert himself (toujours aussi bon et gouailleur - je lui livrai des trompettes, girolles, cèpes et pied de mouton), j’ai visité d'autres restaurants.
Là, en survolant les cartes et menus de fin d'année, j’ai découvert avec étonnement que certains affichent du cèpe de l'Atlas, voir d'Ifrane. Or, ayant résidé ces dernières années à Imouzer du Kandar et y gardant un point de collecte, je n'ai jamais trouvé dans le Moyen-Atlas que des morilles et un peu de pied bleu.... Certains font rêver des citadins (enfin certains Pi-Poules gogos - rajout de Pandore) connaissant mal les montagnes et les écosystèmes ... Sans patente ou registre de commerce et encore moins de chaîne du froid ! (cerise sur le gâteau - toujours Pandore).
Donc, je vous précise ces points suivants en tant qu'amoureux avec ma compagne des produits de terroirs : le cèpe provient de la forêt de Mamora ou Lalla Mimouna, on y trouve en même temps des amanites phalloïdes qui se confondent à merveille avec le cèpe lorsqu'il est jeune et se présente sous forme de bouchon de champagne ! Bonjour les empoisonnements ... Les girolles peuvent pousser aussi en Mamora mais sont toujours sableuses, les trompettes et pieds de mouton proviennent des Jébalas. Les morilles du Moyen-Atlas !
Que de confusions de genre et quelle concurrence déloyale ! Mais nous préférons être suivis que de courir derrière d'autres ! Et ce sont les mêmes qui braconnent les écrevisses sans aucune connaissance (périodes de repos, reproductions, sujets trop jeunes), bref des spécialistes de la désertification ...
Et pour vous reprendre, Pandore, je cite : Passons muscade !
SUPRATOURS IMTC, L’AUTRE FAÇON DE VOYAGER
Supratours IMTC, “L’autre façon de voyager” dit la pub maison ! Et voici cette compagnie qui se met sur le trajet Tanger-Algesiras en bateau !
Trois heures d’attente, pas moins, au port de Tanger avant de sortir de la rade, dans l’attente de voir le bateau rempli ! Nous avions déjà la RAM spécialisée dans ce type de procédure, Supratours nous fait donc le coup désormais ! Drôle d’épidémie …
15 NOVEMBRE 2009
DES TAXIS VERTS À CASABLANCA ?
Une compagnie de taxis à Casablanca, les Taxis Verts, s’équipe d’un standard téléphonique ! Un coup de fil au 05 22 48 48 01 & 06 77 34 35 35 ou encore 06 75 35 31 31 ... et le taxi arrive fissa devant votre porte ! Voilà qui va peut-être changer la vie des casablancais. Enfin une compagnie de taxis qui nous sortira peut-être de nos habituelles difficultés dès qu’il s’agit de trouver une voiture … Le propriétaire de cette compagnie, d’origine marocaine, gère déjà un centre d’appel similaire en Belgique …